Force politique malgré elle, l’Alternative songerait à un revirement

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Après avoir appelé ouvertement et en vain au boycott des dernières présidentielles et législatives, les dirigeants d’Alternative semblent vouloir faire volte-face au lendemain de l’élection au second tour de cinq Sénateurs et 14 Députés qui font de la plateforme d’opposition la deuxième force politique au Parlement, derrière la plateforme présidentielle INITE.
Dans une interview vendredi à Radio Kiskeya, le porte-parole d’Alternative, l’ex-Député Harry Marsan, soutient que le directoire n’avait jamais forcé les candidats des partis membres de la plateforme (OPL, Fusion, KID) à se retirer de la course en dépit de son hostilité au processus électoral qui n’avait aucun caractère démocratique et était en panne de crédibilité.
M. Marsan précise que l’état-major de la plateforme a toujours entretenu des rapports cordiaux avec les nouveaux élus malgré leurs divergences stratégiques.
Commentant l’accession à la Présidence de Michel Martelly, le porte-parole affirme que l’Alternative reconnaît le chanteur comme le successeur légitime de René Préval. Après une évaluation de la nouvelle donne politique, le directoire fera connaître sa position face au futur régime.
Les Sénateurs et Députés appelés à intégrer dans quelques jours la 49e législature, sous réserve de confirmation de leur victoire par le Conseil électoral provisoire le 16 avril, n’ont pas encore indiqué s’ils comptent s’aligner sur leurs dirigeants au cas où ils changeraient officiellement leur fusil d’épaule.
D’un autre côté, un bloc parlermentaire baptisé "Club des leaders nationalistes" est en voie de constitution avec un groupe de 39 élus potentiels issus de plusieurs partis politiques, a confié à Radio Kiskeya Arnel Bélizaire, vainqueur du scrutin du 20 mars dans la circonscription de Delmas/Tabarre (banlieue nord-est de Port-au-Prince).
Un des chefs de file du bloc en chantier, Bélizaire, élu sous la bannière de l’organisation pro-Lavalas Veye Yo, prévient que tous les membres du groupe seront prêts à endosser les projets de l’administration Martelly s’ils sont orientés dans le sens des intérêts de la population.
Outre INITE et l’Alternative, qui se détachent nettement comme les deux principales familles politiques de la prochaine législature, d’autres partis et plateformes tels Ayiti Ann Aksyon, Ansanm Nou Fò et Lavni, qui comptent chacun théoriquement une dizaine d’élus, devraient jouer également un rôle de premier plan.
Avec ces différentes forces politiques hétéroclites, le nouveau Président -dont la plateforme Repons Peyizan ne compte que trois Députés- devra composer en vue de dégager une majorité, former son gouvernement et surtout poser les bases d’une gouvernance qui ne pourra pas s’accommoder de l’instabilité politique. spp/Radio Kiskeya

 

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