Les occupants du stade menacent de le brûler

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Invités à quitter la cour du stade afin que la FIFA puisse y effectuer les réparations nécessaires pour permettre à Haïti d’accueillir les matches comptant pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2014 qui commencent en juillet prochain, les occupants ont organisé une manifestation contre les administrateurs du stade. Ils ont menacé de le bruler et porté l’affaire par devant un tribunal, menaçant de faire perdre à Haïti et les coùts des réparations offertes par la FIFA et la participation d’Haïti à la Coupe du Monde 2014. “Nap boule stad la”, c’est la menace brandie par les occupants de la cour du stade national, dimanche et mardi, lors de leur manifestation contre les administrateurs du stade et son directeur Rolny Saint-Louis. La faute de ce dernier : “Oser leur demander de quitter la cour du stade et d’élire domicile ailleurs pour que les travaux de réparation puissent commencer en vue des éliminatoires de la Coupe du Monde qui commencent en juillet prochain”. Devant la barrière nord, les cendres de pneus brulés salissent encore les chaussures et les menaces sur grafiti ont la vie dure. “J’ai reçu un mandat à comparaître parce que j’ai demandé aux occupants de la cour du stade de partir pour permettre à la FIFA de commencer les réparations du stade touché par le séisme afin qu’Haïti puisse recevoir les rencontres comptant pour les éliminatoires de la Coupe du Monde”, affirme le directeur du Stade, Rolny Saint-Louis. “Ils prétendent que la FIFA leur aurait envoyé une somme de mille dollars US et qu’ils doivent recevoir cet argent avant de quitter les lieux, comme si la FIFA était venue effectuer un décompte du nombre des occupants du stade pour pouvoir leur payer pour le fait de s’être abrité dans les enceintes du stade”, a-t-il continué, pour souligner l’incongru de la réclamation. Sur le mandat d’amener, les plaignants eux, avanceraient que le directeur du stade les aurait menacés de mort. Un occupant du stade ayant requis l’anonymat avoue que le directeur du stade n’aurait pas textuellement menacé personne à mort, mais que le seul fait de leur demander de vider les lieux sans leur trouver un endroit où aller était synonyme d’une menace de mort. Ce qui étonne, c’est que la situation du stade ne diffère pas de celle d’autres espaces occupés par les victimes du séisme du 12 janvier 2010. Qu’on considère le cas de la cour de l’Institution Saint-Louis de Gonzague ou de l’Université Adventiste d’Haïti à Diquini, de l’Institution des Soeurs Marie Régine de Thor, des frères Salésiens de Côte-Plage… la situation est identique. Dans le cas des camps improvisés, leurs occupants réclament toujours une indemnité pour quitter les lieux. Dans le cas du stade Sylvio Cator, il y a vraiment urgence en la matière pour que chacun mette son poids dans la balance afin que les occupants soient récasés quelque part ailleurs. Sinon, Haïti risquerait non seulement de perdre l’aide de la FIFA pour les réparations du stade Sylvio Cator, mais encore voit sa participation à la phase finale de la Coupe du Monde 2014 menacée.
Enock Néré [email protected] lenouvelliste.com

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