La POHDH estime que la CIRH a lamentablement échoué

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Port-au-Prince, le 1er mars 2011 – (AHP) – La plateforme ds organisations de droits humains a déploré lundi que  10 mois après la mise en place de la commission intérimaire pour la reconsruction d'Haïti (CIRH), la capitale soit  encore sous les décombres et que les véritables victimes du tremblement de terre du 12 janvier 2011 vivent encore sous des tentes dans des conditions infrahumaines au mépris de leurs droits et de leur dignité. A la veille de sa 6ème réunion à Port-au-Prince, le lundi 28 février 2011, la CIRH annonçait que 400 millions de dollars seront nécessaires pour enlever les déblais, une somme qui jusqu’à présent n’est pas encore disponible. C’est la preuve que la CIRH a complètement échoué dans sa mission première qui est de créer les conditions pour relocaliser les déplacés et coordonner le processus de la reconstruction, relève la POHDH.La plateforme a également relevé que sur le montant total promis par les bailleurs (plus de 11 milliards de dollars), environ 30% de cette somme ont éte versés en grande partie à travers des ONG. Quand  la reconstruction sera-t-elle vraiment effective ? Où  le peuple haïtien est-il placé dans ce processus de reconstruction ? Peut-il y avoir une reconstruction d’Haïti sans la participation effective des différents secteurs de la vie nationale, s'interroge la POHDH, estimant que le  peuple haïtien qui devrait être partie prenante des discussions au sein de la CIRH à travers la représentation et la participation effectives des différents secteurs de la vie nationale, est mis à l’écart dans ce dossier. A titre d'exemple, note-t-elle, la paysannerie qui représente plus de 62% de la population n’est pas représentée dans la commission de reconstruction.La plateforme des organisations de droits humains a également souligné que la création d’emplois au Parc Industriel, est l’un des critères de sélection des projets par la CIRH qui favorise les grands investisseurs tant nationaux qu’internationaux, alors que la grande majorité de la population vit encore dans la plus grande précarité, dans la violation systématique et flagrante de ses droits économiques et sociaux.La POHDH estime aussi  que la communauté internationale profite du cataclysme dévastateur du 12 janvier  pour continuer d’une manière plus systématique l’application de la politique néo-libérale en rendant plus dépendant l’Etat haïtien, une politique qui, dit-elle,  vise à diminuer progressivement l’investissement de l’Etat au niveau des services sociaux de base, tels que : l’éducation, la santé, le logement, l’agriculture, etc.…La POHDH exige que l’Etat saisisse ce moment de reconstruction pour créer des conditions favorables en vue de garantir le respect des droits économiques, sociaux et culturels de la population ; conditions indispensables au respect des droits à la vie et à la stabilisation du pays.Parallèlement des secteurs plus pessimistes estiment qiue la reconstruction promise, si elle arrive un jour, pourrait attendre de nombreuses années. D'autres craignent que  l'argent promis, s'il est decaissé, ne soit dépensé sans qu'on n'en voit de traces vraiment visibles à travers le pays. Déjà, les critiques pleuvent contre la qualité des abris remis  à grands renforts de publicité par des ONG, à  quelques milliers d'habitants, des abris comparés par les "heureux beneficiaires" à de pauvres baraques.

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