Syndicat au sein de la PNH, les avis des étudiants sont partagés sur la question

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Universite de Limonade

Au centre de l’actualité depuis quelques jours, la mise en place d'un syndicat au sein de la police nationale d’Haïti (SPNH), ne laisse pas indifférente la communauté estudiantine. Haïti Press Network a recueilli les propos de plusieurs étudiants avec des avis partagés sur cette nouvelle structure au sein de la PNH.

"Je suis contre toute démarche pour un syndicat au sein de la police nationale’’, a déclaré Kervens Joseph, qui étudie la géographie à l’école normale supérieure (ENS), une entité de l'université d'Etat d'Haïti(UEH). Même avis pour cinq de ses camarades qui se trouvaient en sa compagnie.

"Les policiers veulent faire davantage d’abus, c’est pour cela qu’ils revendiquent le droit de syndiquer. Avec cette structure, ils viendront avec plus de violences mater nos mouvements, ce n’est pas l’usage excessif de gaz lacrymogène qu’ils feront, ils vont nous tirer dessus simplement’’, a soutenu le futur normalien.

Gregory Sanon, étudiant à l’ENS, a pris le contre-pieds  de ses  camarades. Pour Gregory, le SPNH est une nécessité et la PNH doit l'avoir coûte que coûte. " Cela m'étonne  que les policiers aient pris tout ce temps  avant de réclamer de meilleures conditions de travail, c’est regrettable qu’on les pousse à la limite de la violence aujourd’hui ’’,  regrette l’étudiant en quatrième année de  philosophie.

"La constitution leur donne le droit et d’autant plus, ils ne sont pas traités dignement. Comment peut-on être contre le syndicat des policiers?’’ s'interroge celui qui attribue les excès des agents de forces de l’ordre pendant leurs mobilisations, aux irresponsabilités des dirigeants.

Si à l’instar de Gregory, Erica Louis croit que les policiers ont droit à un syndicat, toutefois la jeune femme qui étudie l’économie à la faculté de droit et des sciences économiques (FDSE), pense que ces derniers devraient se montrer  plus pacifique dans leur revendication. ‘’Je suis pour le syndicat, mais je crois que les policiers devraient rester  fidèles à leur vocation de garants de l’ordre’’,  a déclaré celle qui a regretté les affrontements  qui ont eu lieu entre policiers et les militaires des forces armées d’Haïti, au Champ-de-Mars, le 22 février dernier.   

Pour Steevenson et Maxime deux autres étudiants de la Faculté de droit et des sciences économiques de l'université d'Etat(FDSE), même si la demande des policiers est légitime, il n’est pas pour le moindre dangereux de doter la PNH d’un syndicat. Le premier croit quelle que soit la décision prise aujourd’hui, l’affaire prendra un tournant politique, ce qui se révélera dangereux pour l’institution et le pays dans son ensemble. Maxime lui, préfère regarder la mise en place de cette entité au sein de la police nationale dans le futur, "des groupes politiques ou économiques peuvent l’utiliser à leurs fins" s'inquiète t-il.

Si les interviewés sont divisés sur la question du SPNH, ils ont néanmoins tous montrés qu’ils croient que la PNH est dans un tournant avec des enjeux assez considérables pour la société haïtienne. Les citoyens déplorent l’attitude des autorités qui ont laissé dégénérées les conditions de vie de la population et en particulier de ces hommes armés.   

 Reportage : Kervens Olivier Source HPN

 

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