Des secteurs politiques tournent le dos à Jovenel Moïse

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Président Jovenel Moise

Plusieurs représentantes et représentants de divers secteurs, notamment politiques, commencent, de plus en plus, à prendre leur distance par rapport au pouvoir en place, dans ce contexte de grave crise socio-économique, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.

Plusieurs partis politiques, au départ modérés dans leurs positions, alliés et proches du pouvoir, tendraient à se désolidariser du président, Jovenel Moïse, en exercice politique depuis le 7 février 2017 en Haïti.

Autrefois modérées dans leurs positions, l’Organisation du peuple en lutte (Opl) et la Fusion des socio-démocrates haïtiens (Fusion) exigent désormais la démission de Jovenel Moïse.

Lors d’une conférence conjointe, tenue le mardi 5 février 2019, avec d’autres organisations politiques, l’Union nationale pour l’intégrité et réconciliation (Unir), jusque-là réticente, a encouragé la mobilisation antigouvernementale du 7 février 2019, qui visait à dénoncer la misère, la corruption, entre autres.

Présent à cette activité, le dirigeant du Rassemblement des sociaux-démocrates (Rsd) a estimé que « nous ne vivons pas actuellement dans une démocratie réelle, parce que les éléments fondamentaux manquent ».

Quelques jours après la publication, le jeudi 31 janvier 2019, du rapport partiel de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (Cscca), sur la dilapidation des fonds PetroCaribe de l’aide vénézuélienne à Haïti, le sénateur Youri Latortue, chef du parti politique Ayiti an aksyon (Aaa) (faisant montre d’opportuniste en plusieurs occasions) a affirmé, officiellement, s’être désolidarisé du pouvoir de Jovenel Moïse.

L’entreprise Comphener S.A. de Jovenel Moïse a été également indexée, à travers cet audit partiel de la Cscca, dans la mauvaise gestion des fonds PetroCaribe.

L’aile dure de l’opposition

Le Mouvement populaire dessalinien (Mopod) a souhaité, à la veille de la mobilisation du 7 février 2019, la mise en place d’un gouvernement parallèle à celui du premier ministre Jean Henry Céant et d’un parlement populaire.

Le secrétaire général de la Plateforme Pitit Dessalines encourage l’installation d’un président auto-proclamé, au cas où Jovenel Moïse ne démissionnerait pas dans les prochains jours, « afin d’éviter au pays de tomber dans le chaos ».

L’administration politique actuelle est incapable de mener le pays à bon port, ont fustigé l’Organisation démocratique pour Haïti (Odep/Haïti) et le Rassemblement des forces citoyennes intégrées pour Haïti (Rafcih).

Me. Michel André du Secteur démocratique et populaire appelle au chambardement du système politique actuel et au départ sans condition de Jovenel Moïse, en vue de la tenue du procès PetroCaribe.

Les mobilisations anti-gouvernementales du jeudi 7 février 2019 ont fait 2 morts, 16 blessés et 36 arrestations dans la capitale, Port-au-Prince, et dans plusieurs autres villes d’Haïti.

Source Alter Presse

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