Salaire Minimum: Le CSS lance le processus d’une probable révision en octobre.

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Avec la publication, le 28 mars dernier, d’une note annonçant l’entame du processus d’élaboration de son 5e rapport sur le salaire minimum, le conseil supérieur des salaires, a encore mis dos a dos, le patronat qui s’aligne sur sa position, et les syndicalistes qui dénoncent des menaces et des pressions exercées par un organe qui est loin d’être une force répressive.

La publication de cette note dans laquelle cet organe composé des représentants du gouvernement, du patronat et du secteur syndical, informe qu’il a entamé l’élaboration de son 5e rapport sur le salaire minimum, se révèle très indigeste pour la plupart des responsables d’organisations syndicales évoluant notamment dans le secteur de la sous-traitance.

Ancien membre du CSS, Fignolé Saint-Cyr, le secrétaire général de la centrale autonome des travailleurs haïtiens CATH, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il appelle des pressions et des menaces proférées par l’entité tripartite, censée représenter l’ensemble des secteurs concernés par la question.

Il affirme digérer très mal le fait, par le CSS d’affirmer d’entrée de jeu, qu’il “désapprouve toute tentative d’actes de violences physiques ou de pressions psychologiques visant à déstabiliser le climat de travail propice à la productivité des entreprises, causant ainsi des pertes aux deux parties.

Le CSS n’est ni un “gendarme”, ni une force de répression a indiqué M. Saint-Cyr qui dit croire que cet organe ne fait que s’aligner sur la position du président Jovenel Moise qui a récemment déclaré qu’il n’autoriserait pas le doublement des salaires. 

Fignolé Saint-Cyr rappelle par ailleurs que le CSS est incomplet en raison de l’absence de Me Renan Hédouville qui faisait office de président avant d’être promu protecteur du citoyen, et de la décision de Dominique Saint-Eloi, qui a refusé de siéger au sein d’une institution qu’il estime partisane.

La date du 1er aout au plus tard, retenue pour la publication du 5e rapport du CSS, est l’autre point de discorde entre cette entité et les principaux responsables d’organisations syndicales. 

Télémarque Pierre de Plasit-BO continue de croire que le salaire minimum doit être ajusté dès le 1er mai, un salaire qu’il veut voir atteindre la barre des 800 gourdes par jour alors qu’il varie entre 290 et 400 gourdes suivant le secteur d’activités.

« Nous voulons un salaire de 800 gourdes et nous sommes prêts à faire ce que nous avons l’habitude de faire pour l’obtenir », a déclaré Télémaque Pierre.  Ce dernier avait annoncé le 8 mars dernier, la reprise de la mobilisation pour une revalorisation du salaire de base.

La loi est claire, le CSS fait des propositions sur le salaire minimum en se basant sur les indices macro-économiques, 3 mois avant le début de l’année fiscale, a pour sa part rappelé le président de l’association des industries d’Haïti ADIH, Georges Sassine, estimant que la note du 28 mars est en droite ligne avec les prescrits de la loi.

M. Sassine déplore par ailleurs, que l’attention soit portée sur le seul secteur du textile qui compte seulement 47 mille employés.

Par Dodeley Orélus  source HPN

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