Rareté d'essence, sauf au BMPAD

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Jusqu'au moment de mettre sous presse, les journalistes du Nouvelliste ont constaté qu'il y a dans certaines stations d'essence une rareté de produits pétroliers contrairement aux déclarations faites tôt lundi matin par le directeur général du Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement (BMPAD), Ignace Saint-Fleur.

Les difficultés enregistrées par certains automobilistes pour s’approvisionner en carburant ces derniers jours seront bientôt résolues. Le directeur général du Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement (BMPAD) a annoncé sur les ondes de Magik 9 que les produits pétroliers seront disponibles en quantité dans les stations d'essence d’ici ce lundi 7 janvier. « Les compagnies ont fait l’effort de payer les commandes en dollars américains », se félicite le directeur général de l’institution chargée de passer les commandes au profit des compagnies haïtiennes.

Ignace Saint-Fleur confirme qu’un transfert a été effectué sur le compte de la compagnie qui avait remporté l'appel d’offres pour la livraison d’une cargaison de carburant. Le tanker se trouve d’ailleurs dans la rade de Port-au-Prince depuis environ deux semaines, a indiqué Ignace Saint-Fleur, soulignant que les produits pétroliers n’ont pas encore été livrés à cause d’un problème de Split, qui est un procédé consistant à livrer le carburant au pro rata des compagnies existant en Haïti. « Le diesel sera disponible ce matin et la gazoline d’ici cet après-midi en attendant de finaliser le transfert », rassure Ignace Saint-Fleur, précisant que la quantité de gazoline qui va être livrée est estimée à environ 128 000 barils.

Selon Ignace Saint-Fleur, il n’y avait pas vraiment un problème de carburant dans le pays. « Chaque année, à pareille époque, on assiste toujours à une pression sur la gazoline. Les gens qui organisent des fêtes en achètent beaucoup en vue d’alimenter leur génératrice. Craignant une rareté éventuelle, d’autres en achètent pour aller en revendre sur le marché noir », explique Ignace Saint-Fleur.

Certaines personnes ont toujours tendance à critiquer le BMPAD parce, selon elles, c’est lui le responsable de ces situations à cause du retard dans les commandes. « Nous ne faisons pas les commandes pour nous. Nous les faisons pour les compagnies. Ce n’est pas nous qui décidons quand les placer », se défend Ignace Saint-Fleur, qui reconnaît quand même l'existence du problème.

Pour résoudre ce problème, Ignace Saint-Fleur croit qu’il faut renforcer la capacité de stockage du pays de manière à disposer de plusieurs mois de consommation, ce qui, ajoute-t-il, nous mettra à l’abri de toute rareté.

Ignace Saint-Fleur n’est pas du tout favorable à l’idée que ce sont les compagnies qui doivent passer leurs commandes directement sur le marché international. « Où est-ce que les compagnies vont-elles trouver les dollars pour passer leurs commandes directement? », se demande le directeur général du BMPAD. Déjà aujourd’hui, elles ont toutes les peines du monde à trouver des dollars pour donner au BMPAD en vue de passer les commandes pour elles, souligne le numéro un du BMPAD.

Danio Darius Source Le Nouvelliste

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