Quand Ronald Décembre attire l’attention sur la détérioration des indicateurs économiques

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Ronald Décembre Ministre des Finances

Le ministre de l’Économie et des Finances, Ronald Décembre, a dressé un tableau sombre de la situation actuelle de l’économie du pays. Il a fait état d’une détérioration des indicateurs macroéconomiques. Le grand argentier de la République s'est contenté d’exposer les problèmes sans suggérer des solutions.

« Le taux de croissance de 2,8%  prévu initialement au cours du premier trimestre a été révisé lors de la signature avec le Fonds monétaire international (FMI) à 1,5%. Ce taux de croissance risque d’être modifié encore une fois pour se chiffrer à moins de 1%. C’est grave quand on considère que le taux démographique représente 1,5%. Quand une économie ne crée pas suffisamment de richesses pour permettre à la population de satisfaire ses besoins, la situation devient très critique », a indiqué le titulaire du ministère de l’Économie et des Finances (MEF), Ronald Décembre, lors d’un point de presse, le lundi 17 juin 2019, dans les locaux dudit ministère, pour faire comprendre que les événements sociopolitiques ne sont pas sans incidence sur les finances publiques et les indicateurs macroéconomiques.

Le ministre Décembre a par ailleurs fait savoir qu’au début de l’exercice fiscal en cours, le taux d’inflation en variation mensuelle a été de 1,5% et en glissement annuel de 14, 3%. « Durant les sept premiers mois de l’exercice, les prix sur le marché local ont augmenté à un rythme mensuel de 1,4%  contre 0,9% l’année dernière. Il faut souligner aussi que l’accélération du niveau global des prix provoque une poussée inflationniste autour de 17,7% », a souligné le numéro un du MEF, précisant que les plus pauvres s’enfoncent davantage dans la pauvreté et les riches ne deviennent pas plus riches. Ronald Décembre soutenu que la persistance de l’inflation à deux chiffres résulte de la situation délétère constatée depuis des jours et la décote accélérée de la gourde, une dépréciation de la monnaie nationale de l’ordre 24,3% sur l’exercice en cours.     

Le patron du MEF a fait état d’une baisse des importations de biens de 4% qui impacte négativement les secteurs du commerce, du restaurant et hôtelier. Par contre, les transferts sans contrepartie augmentent de 9%. Les dépenses courantes connaissent une légère augmentation de 4%. Quant au secteur agricole, il a connu une baisse de 2,4%. C’est aussi pareil pour le secteur manufacturier qui a enregistré une baisse de 1,8%. Les exportations, grâce à l’industrie textile, sont en hausse de 9%. En ce qui concerne les investissements réalisés à partir du Trésor public, ils sont en baisse de 61,5%. « Les événements ne sont pas neutres dans le cas des investissements publics qui devraient contribuer à la croissance », a soutenu M. Décembre, se félicitant d’avoir contenu le déficit budgétaire à un niveau de 4,6 milliards de gourdes contre 12,5 milliards de gourdes au cours de la même période l’année dernière.  

Au cours de ce point de presse, le ministre de l’Économie et des Finances Ronald Décembre a souligné un ensemble d’événements qui se sont révélés très défavorables aux agents économiques qui faisaient face à des coûts de transaction très élevés. Les troubles sociopolitiques à répétition, la démission du gouvernement après un vote de censure à la Chambre basse, la grève à la Direction générale des impôts (DGI), l'absence de gouvernement et de budget actuellement sont autant d’événements qui impactent le cadre macroéconomique. 

Gérard Junior Jeanty Source Le Nouvelliste

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