En pleine crise, le gouvernement Lapin continue de liquider les affaires courantes

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Jean Michel Lapin

À quand la mise en place du prochain gouvernement? La réponse à cette question parait de jour en jour plus difficile. Aucun assouplissement de position du coté des élus-opposant qui ne cessent d’appeler au retrait du Cabinet ministériel ayant à sa tête Jean Michel Lapin. Du coté de l’Exécutif, aucun signe, pour l’heure, ne prédit que le Président envisage de lâcher du lest. Tout ceci se passe dans un contexte où la gourde continue sa descente aux enfers alors qu’une probable rareté de carburant est évoquée par des compagnies pétrolières. De surcroît, l’affaire PetroCaribe a refait surface depuis que la Cour supérieure des comptes a soumis son rapport complet au Sénat.

Le gouvernement démissionnaire entre dans son troisième mois depuis qu’il liquide les affaires courantes. Autant dire que le délai de 30 jours qui lui est imparti par la Constitution dans son article 165, est largement écoulé.
 
Pourtant, un coup d’œil furtif de la situation politique actuelle laisse entrevoir que la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale, jouissant de la légitimité nécessaire pour le pays comme pour la Communauté internationale, n’est pas pour demain.
 
Les opposants en dehors comme à l’intérieur du Parlement se radicalisent de plus en plus. Tant au Sénat de la République, avec les 4 sénateurs appliquant des stratégies peu orthodoxes, qu’à la chambre basse, avec des députés intransigeants du moins dans leur verbe pour l’instant, une entente parait très difficile.
 
Du coté de l’Exécutif, rien n’indique pour l’heure qu’il existe une velléité de faire machine arrière. Le président de la République, via ses conseillers notamment, ne fait que lancer des appels à la raison à une opposition ostensiblement déterminée.
 
Le jeu politique est d’autant plus corsé, qu’une nouvelle relayée par le président de la chambre des députés Gary Bodeau, laissait croire qu’une majorité de 72 députés envisageait de démissionner, ce qui donnerait les coudées franches à Jovenel Moïse, du coup l’imbroglio politique se serait quelque peu dénoué. C’est du moins l’analyse de ces élus !
 
Mais, il s’agirait d’un "Fake News" accrédité par l’élu de Delmas. Des notes vocales diffusées sur la messagerie instantanée, WhatsApp, laissent entendre la voix dont certaines très connues de députés fustigeant le numéro un de la Chambre qui a menti à la nation. Faux ! Archi-faux répondent quelques-uns. La question de démission en bloc n’a jamais été évoquée.
 
 En tout cas, que des députés entendent démissionner de leur poste ou pas, la monnaie locale face au dollar américain continue de faire profil bas. Il en faudrait peut-être dans quelques jours 100 gourdes pour un billet vert, malgré l’annonce d’injection de quelques  millions faite par le gouverneur de la banque centrale  la semaine dernière. 
 
La vie chère tient pas mal de ménages dans la gorge dans un contexte où des compagnies pétrolières voient planer à l’horizon du marché local, le spectre d’une probable rareté de carburant qui découlerait du non-paiement à temps par l’Etat de ses factures.
 
Pire encore, dans ce paysage déjà sombre, la seconde partie du rapport d’audit de la gestion des fonds PetroCaribe est tombée comme un coup de tonnerre. Déjà une certaine presse s’en est servie contre le président de la République, Jovenel Moïse, dont le nom est cité dans le document. 
 
Plus que jamais, la conjoncture socio-économique et politique du pays est catastrophique. Dans les analyses des économistes comme dans celles des politiques plus ou moins désintéressés, le navire Haïti qui prend l’eau, ne serait pas loin de faire naufrage.
 
GA source HPN

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