Pétion-Ville : 12 millions de dollars pour la réhabilitation de 10 km de rues mal gérés

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Petion-Ville - Archives

La gestion administrative du projet de réhabilitation et réparation de 10 kilomètres de rues à Pétion-Ville ne semble obéir ni à la saine gestion du fonds publics ni aux bonnes pratiques de gestion. Telle est la révélation faite par la CSC/CA dans le second rapport sur la gestion du fonds PetroCaribe. Au total 12 742 689 dollars ont été autorisés pour mettre à exécution ledit projet à Pétion-Ville.

L’opacité de ce projet de 12 742 689 dollars américains provenant du fonds PetroCaribe a été dévoilée par la Cour supérieure des comptes qui a examiné sa gestion dont le MTPTC  a été le maître d’ouvrage. Jacques Rousseau était ministre des Travaux publics à l'époque et Marie Carmelle Jean-Marie, qui a approuvé le décaissement, ministre de l’Économie et des Finances.

Dans la mise en œuvre du projet, la Cour constate qu’il y a collusion, favoritisme et détournement de fonds. La Cour a retracé diverses constatations qui montrent à suffisance que le MTPTC n'a pas permis de mettre en œuvre ce projet de manière efficiente, efficace et économique.

Devant l’absence de l’ordre de démarrage des travaux et l’absence d’informations relatives à la période couverte par les travaux de la première facture, la Cour estime que le délai de réalisation complète des travaux était de 24 mois, soit 12 mois de retard. 

En examinant ce projet, la CSC/CA arrive à cette conclusion : le manque de rigueur dans la gestion du projet a poussé le MTPTC à commettre plusieurs irrégularités. « Les engagements pris dans ce projet par le MTPTC totalisaient 12 742 698,28 USD au 17 mars 2017. La résolution adoptée ne couvrira pas les engagements du MTPTC pour l’exécution du projet », a révélé le rapport.

En sus, ajoutent les juges de la Cour, le contrat et l’avenant pour l’exécution des travaux totalisant un montant de 12 742 689 dollars ont été autorisés sans l’appui formel d’une résolution, ce qui met le MTPTC en infraction réglementaire par rapport au financement à travers l’engagement de l’État sans autorisation préalable. 

La Cour constate l’absence de documentation supportant environ 1 413 925,02 USD dépensés dans les études de drainage prévues mais non réalisées et la surestimation des activités de contrôle de qualité. La CSC CA a en outre identifié d’autres irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion. Par exemple, elle n’a pas pu retracer la résolution formellement adoptée lors de l’attribution du contrat et de son avenant #1. 

« La Cour souligne que la supervision et le contrôle de la qualité, estimé à 504 748,97 USD, ont été provisionnés lors de l’autorisation de l’avenant 1 du 17 mars 2014. Cependant, lors de l’analyse des coûts réels, nous avons obtenu un montant, de 234 537,42 USD. Ce montant, selon les cahiers des clauses administratives, aurait dû être payé par l’entreprise exécutante ».

Michelson Césaire source Le Nouvelliste

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