Des organisations souhaitent le renvoi des « consorts » en jugement pour crimes contre l’humanité

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Des organisations de droits humains souhaitent le renvoi des « consorts » du dictateur Jean-Claude Duvalier (22 avril 1971 - 7 février 1986) en jugement, pour crimes contre l’humanité, dans un rapport rendu public ce mardi 20 mars 2018, consulte par l’agence en ligne AlterPresse.

Ces « consorts » doivent être renvoyés en jugement devant une Cour d’assises haïtienne dans les plus brefs délais, exigent-elles.

« Affaire Jean-Claude Duvalier et consorts : En Haïti, on poursuit l’enquête, pas les criminels » : Tel est le titre de ce rapport présenté par la Fédération internationale des ligues de droits humains (Fidh) et le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh).

Seules 7 des 17 personnes visées initialement sont encore en vie. D’autres proches du pouvoir de Jean-Claude Duvalier (décédé en octobre 2014) pourraient - et devraient - être inculpés et renvoyés en jugement, indique un résumé du rapport.

Des milliers d’Haïtiens furent torturés et tués sous le régime de « Baby Doc ».

Les organisations exhortent les autorités judiciaires haïtiennes à clôturer le supplément d’instruction dans l’affaire Duvalier et consorts, confié depuis quatre années à un juge de la composition de la Cour d’appel.

Les victimes demandent toujours la mise en cause des « consorts » encore en vie, qui doivent répondre de leurs actes devant une cour de justice, signalent les organisations.

Elles demandent aux autorités d’accorder plus de moyens au juge en charge du supplément d’instruction dans l’affaire Duvalier et consorts, afin qu’il puisse mener et finaliser son instruction en toute indépendance.

Elles leur recommandent aussi de garantir le travail indépendant du pouvoir judiciaire, libre de toute interférence politique et démontrer une réelle volonté de faire de la justice et de la protection des droits humains une priorité.

Pour ce faire, les autorités doivent engager des réformes nécessaires de l’État de droit et donner les moyens suffisants aux secteurs de la justice et pénitentiaire.

Il convient également d’informer et de sensibiliser la population sur les crimes du passé, notamment les jeunes générations, et d’investir dans un réel travail autour du devoir de mémoire.

Le Fidh et le Rnddh encouragent l’Etat à coopérer avec la nouvelle Mission des Nations unies pour l’appui à la justice en Haïti (Minijusth) et la communauté internationale pour lutter contre l’impunité et pour le respect des droits humains.

De son côté, la Minujusth doit soutenir les autorités haïtiennes dans le renforcement de la justice et du système pénitentiaire dans le pays, à travers les réformes législatives nécessaires et l’octroi des moyens suffisants au bon fonctionnement de la justice.

Alter Presse

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