De nouvelles personnalités installées à l’Akademi kreyòl ayisyen (Aka)

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Les nouvelles académiciennes sont l’anthropologue Rachelle Charlier Doucet et la journaliste Rosilia François Corneille, et les trois académiciens le médecin et anthropologue Ernst Mirville, le sociologue Paul Antoine et le juriste Dominique Barthelemy.

 Deux (2) nouvelles académiciennes et trois (3) nouveaux académiciens ainsi que 12 membres du conseil consultatif sont installés, le mercredi 21 février 2018, à l’Akademi kreyòl ayisyen (Aka), a observé l’agence en ligne AlterPresse.

Cette cérémonie d’installation a eu lieu à l’occasion de la journée internationale de la langue maternelle, ce 21 janvier 2018, consacrée, en Haïti, autour du thème Lang manman nan edikasyon : wi aprann se konprann (La langue maternelle dans l’éducation : oui, apprendre c’est comprendre).

Les deux nouvelles académiciennes sont l’anthropologue Rachelle Charlier Doucet et la journaliste Rosilia François Corneille, et les trois nouveaux académiciens le médecin et anthropologue Ernst Mirville, le sociologue Paul Antoine et le juriste Dominique Barthelemy.

Le titre académicienne posthume a été décerné à la défunte anthropologue (décédée le jeudi 5 janvier 2018 dans la municipalité de Carrefour, au sud de Port-au-Prince) Rachel Beauvoir Dominique, fille du défunt Ati Max Beauvoir.

Ce titre a été reçu par son mari l’architecte Didier Dominique, à cette occasion.

L’Aka avait fait choix de 6 personnalités pour faire partie de l’Académie, mais l’une des personnalités en l’occurrence Rachel Beauvoir Dominique, est morte avant son installation, regrette la vice-présidente du conseil d’administration de l’Aka Marie Rodny Laurent Estéus.

Même si Rachel n’a pas eu le temps d’être installée comme académicienne, elle le restera à jamais, déclare-t-elle.

L’Aka exprime sa reconnaissance envers le feu Ati Max Beauvoir et sa fille Rachel Beaujvoir Dominique pour leurs travaux dans le domaine de la recherche.

Rachelle Charlier Doucet encourage toutes les personnes concernées à prendre des dispositions pour promouvoir la langue Créole.

Le pays ne peut pas sortir de ce système d’injustice, d’inégalité qui le caractérise, s’il ne respecte pas le droit linguistique des citoyennes et citoyens haïtiens, souligne-t-elle, tout en s’engageant à travailler pour donner au Créole sa véritable place dans la société.

Elle dit plaider en faveur d’un accès aux services dans la langue maternelle.

« La langue maternelle représente notre identité et notre âme. Elle fait de nous ce que nous sommes », affirme le titulaire du Ministère de la communication et de la culture (Mcc), Limond Toussaint, dans un discours de circonstance.

La langue maternelle constitue, dit-il, un outil, qui charrie toutes les traditions, mœurs et coutumes.

L’initiative, prise par l’Aka, de la journée internationale de la langue maternelle permettra à toute haïtienne et à tout haïtien de comprendre l’importance de la langue Créole, soutient-il.

Pour sa part, le président du conseil d’administration de l’Aka, Jean Pauris Jean Baptiste, souhaite que le Créole haïtien devienne l’une des langues officielles de la communauté des Caraïbes (Caricom).

Une plaque d’honneur et mérite a été décernée au poète Georges Castera et à l’écrivain Emile Célestin Mégie pour leur contribution à défendre la langue Créole.

La journée internationale de la langue maternelle a été proclamée à la date du 21 février, chaque année, en hommage aux étudiants tués par la police à Dacca (aujourd’hui la capitale du Bangladesh), qui manifestaient, ce jour là, pour exiger que leur langue maternelle, le bengali, soit déclarée deuxième langue nationale du Pakistan à l’époque

Source Alter Presse

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