Mise en accusation du président, l’opposition attend un vote de responsabilité

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La séance sur la mise en accusation du président Jovenel Moïse doit avoir lieu ce mercredi 7 août 2019 à la chambre des députés. Des bruits de couloir font état de tractations visant à boycotter l'assemblée pour que les députés proches du pouvoir n’aient pas à se prononcer car tout vote, quelque soit son sens, aura des conséquences.

Le député de Marigot (Sud-Est), Déus Deronneth est formel. Il dit attendre de ses collègues de la majorité, un vote responsable. Deux combats sont en train d’être menés à travers le monde: celui contre le réchauffement climatique et celui contre la corruption. Ce mercredi, les députés haïtiens auront l’occasion de se positionner et ils doivent le faire sans hésiter indique Deus Deronneth.

S’ils reconnaissent que tout va bien dans le pays, qu’il n’y a pas eu corruption au plus haut niveau de l’administration alors qu’ils lèvent la main et votent contre la mise en accusation du président lors de cette séance qui sera suivie par leurs mandants, dit l’économiste.

Sinon, conseille-t-il, ils ont la responsabilité de choisir le camp de la justice et faire en sorte que le Sénat s’érige en « Haute cour de justice » pour statuer sur la question.

C’est également la position du député de Thiotte (Sud-Est). Vikerson Garnier ne s’attend à aucun vote d’abstention. Soit ils se prononcent pour la mise en accusation, soit ils se prononcent contre, dit l’élu de Fanmi Lavalas, rappelant l’adage qui dit « qui ne dit mot consent ».

S’ils s’abstiennent c’est qu’ils sont contre la mise en accusation et cela voudra dire qu’ils acceptent que la corruption s’installe au plus haut niveau de l’Etat, ajoute M. Garnier.

L’ingénieur-agronome affirme que pour l’instant, les 20 députés signataires de la motion de mise en accusation s’accrochent à l’idée qu’il doit y avoir un procès au Sénat. Le département du Sud-Est devrait être le plus représenté avec 6 députés sur 10 qui devraient se prononcer pour la mise en accusation du chef de l’état, annonce-t-il.

Nous avons besoin de 80 voix et je sais qu’on cherche à boycotter la séance en appliquant la politique dite de la chaise vide, avoue le parlementaire qui soutient que ses collègues de la majorité seront face à leurs responsabilités, face à la nation, notamment leurs mandants.

Accepteront-ils d’institutionnaliser la corruption dans le pays et hypothéquer leur avenir politique, ou feront-ils en sorte que le président soit traduit par-devant ne le Sénat pour « corruption » Ce sera à eux de choisir, dit Vikerson Garnier.

HPN

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