Médias: Les membres de l’ANMH font front commun pour affronter les défis actuels

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Frantz Duval

Pour évaluer leur position actuelle face à divers thématiques et dégager des perspectives pour la nouvelle année, les membres de l’Association national des médias haïtiens (ANMH) se sont rencontrés, ce jeudi 24 janvier 2019, pour une rencontre. En la circonstance, il a été question de discuter des temps difficiles que les médias haïtiens traversent et de la nécessité de faire front commun pour s’en sortir face aux défis légaux, fiscaux, énergétiques et numériques.

Les patrons de médias de la capitale et des villes de province, membres de l’ANMH, veulent aborder leurs problèmes d’une autre manière. Ils entendent miser sur la corporation pour définir une stratégie et maximiser leurs efforts. Réunis autour de Frantz Duval, l’actuel président de l’association, les patrons de médias ont renouvelé leur confiance dans les membres du conseil qui sont en fait des délégués auprès des autorités de régulation comme le CONATEL et le BHDA (pour les questions de droits d’auteur), sur les taxes à payer et les difficultés de taille auxquelles les médias font face. Le but de la rencontre a été d’harmoniser leur position  dans la perspective de négociations déjà entamées avec des organes de l’État.

De l’avis de Frantz Duval, les médias font face à trois grands défis : l’électricité, les changements proposés imposées par les instances de régulation et la révolution du numérique. « La question de l’énergie est primordiale pour les médias parce qu’elle occupe une grande part des dépenses journalières. Celle-ci a plus d’impact sur les médias des villes de province qui génèrent moins de revenus que ceux de Port-au-Prince. Entre-temps, la concurrence entre les médias s’est renforcée à l’ère du numérique. Les médias membres de l'ANMH n’ont pas d’abonnés, ils exercent un service public, il faut voir tout ce qu’on leur impose avec cette perspective en tête», a détaillé le directeur général de Radio Magik 9.

La directrice de programme de Radio-Télé Kiskeya, station qui n’émet plus depuis l’incendie de décembre dernier, n’a pas mis de gang pour défendre le secteur des médias face aux impositions « injustes » des autorités. Pour Liliane Pierre-Paul, l’État doit prendre les médias pour ce qu’ils sont : « des entreprises de services publics » et non l’inverse parce qu’ils ne sont pas des entreprises purement commerciales générant d’énormes profits. Par rapport aux difficultés évoquées, Mme Pierre-Paul croit que le plus dur est le fait que le pays n’offre pas un environnement serein qui pourrait leur faciliter la tâche. Par un petit détour, elle a salué l’élan de solidarité dont fait montre la population d’ici et d’ailleurs et des institutions pour la reconstruction de Radio Kiskeya. Elle annonce pour bientôt le retour sur les ondes de la station.

Par ailleurs, le P.D.G. de Flamax FM de Miragoâne,Tiamengole Clerville, imagine déjà des retombées très positives pour les médias de province qui, dit-il, ont de faibles moyens, mais sont imposés au même titre que ceux de la capitale. « Les publicités nous font grandement défaut, parfois c’est en échange d’une pitance qu’on nous les octroie. C’est pour cela que nous voulons des exonérations de taxes », a-t-il indiqué.

Ricardo Lambert Source Le Nouvelliste

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