Comme l'opposition radicale, le PHTK et les partis politiques proches de Jovenel Moïse ont boudé le dialogue de Céant

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Dialogue - a pa pa gen moun - Nouvelliste

Il n’y avait pas que les partis politiques de l’opposition radicale à avoir boudé le forum de Céant sur le Pacte de gouvernabilité le mardi 22 janvier 2019. Le PHTK, le parti politique de Jovenel Moïse et les partis proches du pouvoir avaient boycotté aussi le lancement officiel du dialogue initié par le Premier ministre.

Le PHTK, la plateforme VERITE, la KID, le KONA, la plateforme G18, ALLAH … sont toutes des organisations proches du pouvoir et sont représentées d’une façon ou d’une autre au sein du gouvernement. Pourtant, elles ont boudé l’invitation du Premier ministre à participer au forum sur le Pacte de gouvernabilité visant à trouver une solution à la crise politique.

« Nous avons décidé de ne pas participer au forum parce que nous avons des préoccupations politiques sur la méthode et le contenu du Pacte de gouvernabilité », a fait savoir Liné Balthazar, membre du directoire du Parti haïtien tèt kale (PHTK), le parti politique du président de la République.  « Nous avions souhaité discuter avec les organisateurs avant le forum », a-t-il avancé.  

Liné Balthazar a indiqué au journal que le PHTK et les partis alliés n’avaient pas participé à l’élaboration du Pacte de gouvernabilité. Il dit avoir reçu le document une fois terminé. «  Parce que nous ignorons la finalité du document, nous avons décidé de ne pas participer au forum », a-t-il expliqué. Selon lui, le document n’a mis l’accent sur aucune priorité. 

Jean-Henry Céant a fait savoir qu’il avait rencontré tous les secteurs avant d’organiser le forum sur le Pacte de gouvernabilité. À ce niveau, Liné Balthazar concède effectivement qu’il a rencontré le Premier ministre. Selon M. Balthazar, lors de cette rencontre, M. Céant n’a fait que manger avec eux. « Il n’y a pas eu de discussion politique sur le pacte de gouvernabilité », a soutenu Liné Balthazar.

Interrogé pour savoir si le PHTK et les partis politiques alliés du pouvoir sont en opposition au Premier ministre, Liné Balthazar a fait savoir qu’il ne peut pas être dans le pouvoir et en opposition avec le chef du gouvernement. « Notre problème avec le Premier ministre, c’est la façon dont le Pacte  de gouvernabilité a été élaboré et la démarche qu’il utilise pour le dialogue », a tancé l’homme politique.

Liné Balthazar a souligné que le PHTK et les partis alliés avaient notifié le président Jovenel Moïse et le Premier ministre  qu’ils n’allaient pas participer au forum sur le Pacte de gouvernabilité tant que les zones d’ombre n’avaient pas été élucidées. Le chef de l’État n’avait pas cherché non plus à les convaincre à prendre part au forum.

Contacté par Le Nouvelliste, l’agronome Joanas Gué a confié que des membres de la plateforme VERITE avaient participé en région dans plusieurs rencontres sur le Pacte de gouvernabilité. « Les dirigeants de VERITE devaient avoir une rencontre avec le Premier ministre sur le document. Ce qui n’a pas été fait et c’est la raison pour laquelle la plateforme VERITE n’a pas participé au forum », a-t-il expliqué.

Le PHTK, la plateforme VERITE, la KID, le KONA, la plateforme G18, ALLAH sont entre autres des organisations politiques proches du pouvoir et sont représentées d’une façon ou d’une autre au sein du gouvernement, a souligné Liné Balthazar. Les dirigeants de ces structures politiques ne sont surtout par d’accord avec le point 5.1 du Pacte de gouvernabilité qui propose un « partage de responsabilités avec l’opposition et la société civile dans le cadre d’un gouvernement d’ouverture mis en place par le pouvoir actuel ».

Intervenant au forum sur le Pacte de gouvernabilité, le président de la République a fait cette déclaration au Premier ministre: « S’il y a une satisfaction personnelle que je n’ai pas, c’est l’absence de certaines personnes. Vous devez aller les chercher. Elles doivent venir s’asseoir avec nous ! Aucun sacrifice n’est trop grand pour ce pays. Mettez-vous en quatre pour mettre tout le monde ensemble. »

Le président a demandé au Premier ministre de poursuivre le dialogue jusqu’au 7 février, date à laquelle Jovenel Moïse annonce qu’il va le lancer.

Robenson Geffrard Source Le Nouvelliste

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