L'opposition menace de désigner un président par intérim

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Moïse Jean-Charles à la manifestation du 7 février 2019/ Photo: Ralph Andy Almonord

L'exemple vénézuélien risque-t-il de se reproduire en Haïti ? Ou peut-on s'attendre à un retour en 2001? En tout cas, l'opposition politique qui réclame la démission du président Jovenel Moïse, a ses projets.

La journée du 7 février 2019 a été marquée en Haïti par une vague de protestations à travers tout le pays. Des milliers de manifestants ont pris les rues pour dénoncer la cherté de la vie, la corruption et réclamer un procès sur l'affaire Petrocaribe et le départ de Jovenel Moïse qu'ils jugent incapable de diriger le pays, ou de le mener à bon port comme il promettait lors de sa campagne électorale.

A Port-au-Prince, l'opposition politique et les Petrochallengers ont su réunir une immense foule. Me Michel André, l’un des représentants du mouvement dénommé secteur démocratique et populaire et Moïse Jean-Charles, leader de « Piti Dessalin », ont été présents. "Le peuple ne peut plus supporter cette situation", a lancé Moïse Jean-Charles porté par un groupe de manifestants. L'opposant, dénonçant la montée du dollar, l'inflation et la corruption, promet de rien lâcher jusqu'à ce que le président décide de quitter le pouvoir. 

Pour l'ancien sénateur, la journée a été une belle réussite, les manifestations ayant contraint le président Moïse, à la date de son deuxième anniversaire au pouvoir, à rester dans son coin, sans aucune célébration. Mais le chef de l'Etat n'a pas démissionné comme ils l'attendaient. Face à cela, Jean-Charles menace que dans les prochains jours, un président autoproclamé sera installé en Haïti. Un peu comme ce qui s'est passé en 2001, avec Gérard Gourgue proclamé président alors que Jean-Bertrand Aristide allait prêter serment.

Une mesure qui, cette semaine, a déjà été mentionnée par une autre formation politique de l'opposition. Le Mouvement Populaire Dessalinien (MOPOD) s'est en effet dit favorable à un gouvernement parallèle à celui dirigé par le Premier ministre Jean-Henry Céant ainsi que la mise en place d’un Parlement populaire.

Au moins deux personnes sont mortes hier et plus d'une quinzaine d'autres sont blessées. La police compte six véhicules incendiés ou endommagés et a pu effectuer 36 arrestations.

source Loop News

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