L'ONA a fait un placement à Auto Plaza, pas un prêt, précise Réginald Boulos

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Dr. Reginald Boulos

La transaction entre l’Office national d'assurance-vieillesse (ONA) et le concessionnaire automobile Auto Plaza est l’une des opérations financières qui font couler beaucoup d’encre depuis que des membres du syndicat de l’institution l’ont rendue publique. En réaction à l’article " L'ONA veut récupérer plus d'un milliard de gourdes de prêts délinquants publié le 5 octobre 2018 dans Le Nouvelliste", le Dr Réginald Boulos a tenu à préciser que ni lui ni Auto Plaza, propriétaire de la Universal Motors, n'ont reçu de prêts de l'ONA. Il s’agit d’un placement.

« L'ONA a fait un placement à la Auto Plaza pour lui permettre de faire l'acquisition de la concession Nissan en Haïti qui était détenue par la Universal Motors. Selon une période de 10 ans, l'ONA a droit à une quote-part de 1.5% sur toutes les ventes de Nissan faites en Haïti », a précisé pour le journal M. Boulos.

« C'est un contrat de placement, avec un exit strategy qui permet à l’ONA de récupérer son placement à partir de la cinquième année. C'est une opération inédite, moderne qui est pratiquée dans le monde entier par les fonds de pension, a expliqué l'homme d'affaires.

L'ONA a fait « un placement assorti non seulement d'un taux d'intérêt, mais aussi d’une quote-part de 1.5% en dollars sur toutes les ventes de Nissan effectuées par la Universal Motors », a indiqué Réginald Boulos.

Selon l’homme d’affaires, « avec la décote continue de la gourde, cette quote-part en dollars augmente tous les jours le rendement de ce placement.

« Il est important de différencier un prêt qui peut être fait seulement aux assurés de l’ONA des placements rentables, mécanisme prévu par la loi », a expliqué M. Boulos.

Le Nouvelliste espère bientôt recueillir les réactions de la direction de l’ONA sur le sujet ainsi que celles du secteur financier sur cette pratique peu répandue dans le pays.

En Haïti, les institutions privées et publiques rechignent à rendre compte et à communiquer sur leurs opérations financières. Les bilans des entreprises de l’Etat, comme ceux du secteur privé, hormis ceux des banques, sont confidentiels et protégés par un mur de secret.

source le nouvelliste

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