Les 17 containers « disparus» au port de Lafiteau retrouvés, les autorités reviennent sur leurs propos

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Container douane de Port-au-Prince - Archives

Les 17 containers qui auraient quitté le port Lafiteau sans autorisation de la douane refont surface. Un processus de vérification des marchandises a été enclenché le mardi 7 mai par le chef du parquet de Port-au-Prince, Paul Éronce Villard, et le directeur général de la douane, Romel Bell, au Magasin et aires de dédouanement (MEAD) de Lafiteau, ce avec l’aide d'agents de la Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS) et en présence d’un juge de paix. L’annonce de la disparition de ces containers ainsi que la possibilité que deux d’entre eux pourraient contenir des munitions et des armes de guerre ont fait des remous dans l’opinion.

Les 17 containers qui auraient quitté le port Lafiteau sans autorisation de la douane refont surface. Un processus de vérification des marchandises a été enclenché le mardi 7 mai par le chef du parquet de Port-au-Prince, Paul Éronce Villard, et le directeur général de la douane, Romel Bell, au Magasin et aires de dédouanement (MEAD) de Lafiteau, ce avec l’aide d'agents de la Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS) et en présence d’un juge de paix. L’annonce de la disparition de ces containers ainsi que la possibilité que deux d’entre eux pourraient contenir des munitions et des armes de guerre ont fait des remous dans l’opinion.

Alors que le processus de vérification a débuté mardi, le chef du parquet et le directeur général de la douane ont tour à tour nié avoir parlé de containers disparus, d’armes de guerre et de munitions. Paul Éronce Villard nuance et indique avoir plutôt parlé de suspicions selon lesquelles les procédures douanières n’ont pas été respectées. « Une enquête a été ouverte autour de ces suspicions. Je n’ai jamais utilisé l’expression "containers disparus". Ce sont des bordereaux non conformes aux procédures douanières. Nous avons  parlé de containers qui sont sortis d’un point à un autre. Le fait que les procédures n’aient pas été respectées, le fait que les containers n’ont pas été identifiés au même moment, tout cela était irrégulier, il se pourrait bien qu’ils aient été dissimulés », a-t-il expliqué, soulignant que les vérifications permettront de confirmer ou non les suspicions. Le chef du parquet de Port-au-Prince souligne qu’ils ont pu retracer ces containers grâce aux bordereaux de douane.

Au cours de l’enquête, le port de Lafiteau a été fermé à titre provisoire durant 72 heures, deux employés ont été auditionnés puis détenus. Le directeur général Romel Bell croit toutefois que l’institution qu’il dirige n’a pas fait de fuite en avant dans la gestion de ce dossier. « Au début, nous avons parlé d’enquête préliminaire. Celle-ci nous a permis de remonter aux containers. Ils ont été au port Lafiteau à Titanyen. (…) Je n’ai jamais parlé de munitions ni d’armes de guerre. De plus, la douane peut fermer un MEAD quand elle juge cela nécessaire », estime-t-il.

Le DG de la douane a promis que l'institution qu'il dirige fera tout pour déterminer comment des personnes non autorisées ont pu avoir en leur possession les documents AC1. « Si cela est arrivé par la faute des douaniers, ils seront sanctionnés. Si les documents ont été subtilisés par des employés de Lafiteau, ils seront poursuivis en justice.»

Quelques propriétaires de containers ont été remarqués au niveau du MEAD de Lafiteau. Ils n’ont toutefois pas voulu parler aux journalistes. Des produits électroménagers, des produits de beauté, des produits alimentaires entre autres ont été remarqués dans les deux premiers containers déverrouillés. « Nous sommes en train de faire une vérification scientifique et technique. Nous ne pouvons pas encore révéler ce qu’il y a ou pas dans les containers », a souligné le chef du parquet.

Paul Éronce Villard a profité de l’occasion pour annoncer officiellement la création, de concert avec la douane, d’un task force composé de représentants du parquet, de juges de paix, de policiers et d’agents douaniers afin de procéder à un contrôle systématique à la douane  et de procéder à des vérifications au hasard.

Jean Daniel Sénat Source Le Nouvelliste

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