Le Sanatorium quasiment en rupture de stock pour les anti-TB

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Sanatorium - Port-au-Prince

Après les centres GHESKIO, la semaine dernière, c'est à l'hôpital sanatorium de tirer la sonnette d'alarme sur les difficultés auxquelles il fait face durant le «peyi lòk». Spécialisé dans la prise en charge entre autres des patients atteints de patholologies pulmonaires et de ceux qui vivent avec le VIH /SIDA, l'hôpital sanatorium, situé dans les hauteurs de Carrefour-Feuilles, a dû fonctionner durant les trois dernières semaines avec un personnel réduit.

« Les résidents et les internes ne pouvant pas venir, il devenait alors très difficile pour nous comme pour tous les autres hôpitaux, de fonctionner normalement », a confié d'emblée le Dr Louis Charles, directeur médical au Sanatorium, dans une entrevue accordée au Nouvelliste.

Durant ces trois semaines où la circulation était au point mort, il avoue s'être lui-même déplacé pour venir faire des thoracentèses (retire dlo nan poumon) pour des malades qui ne pouvaient pas attendre. 

Les cas hospitalisés à l'hôpital sanatorium sont des cas à haut risque vu la transmissibilité, la durée des traitements et la fragilité des patients. Un seul jour de paralysie peut coûter la vie à plusieurs patients souffrant de crise d'asthme, des cas d'épanchements pleuraux et autres pathologies pulmonaires nécessitant une intervention en urgence. 

« Pour les patients vivant avec le VIH SIDA placés sous des anti-rétroviraux, nous avons encore des médicaments disponibles, mais nous sommes quasiment en rupture de stock d'anti-tuberculeux nécessaire à la prise en charge de ceux qui souffrent de la tuberculose », se désole le Dr Louis Charles.

Qu'à cela ne tienne, certains patients ne peuvent pas se déplacer pour venir prendre les médicaments avec toutes les conséquences que cela peut entraîner pour eux ainsi que pour leurs familles.

Constatant la gravité de la situation, le Dr Louis Charles dit engager des pourparlers avec les médecins pour voir dans quelle mesure ils peuvent se rendre à l'hôpital durant les petits moments d'accalmie afin de donner le maximum aux patients.

En ce début de semaine, l'Unicef a fait don de 51 360 gallons de diesel et 521 bombonnes d’oxygène de 60 litres, pour le fonctionnement de 29 hôpitaux affectés par les troubles socio-politiques. 

Ces dons sont souvent dirigés vers les services d'urgence alors que ceux qui sont hospitalisés pour des maladies chroniques sont en train de devenir, eux aussi, des cas d'urgence qu'il ne faut pas oublier.

Claudy Junior Pierre Source Le Nouvelliste

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