L'année législative commence comme la dernière s'était terminée

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Assemblée Nationale

Deux semaines après l’ouverture de la première session de travail de l’année législative 2019, le Parlement haïtien n’arrive toujours pas à prendre sa vitesse de croisière en matière de travaux législatif. Certes, a Chambre des députés et le Sénat de la République ont gagné en quantité en ce qui a trait au nombre de séances réalisées mais perdent en qualité si l’on tient compte de ce qui ressortent de ces séances.

Lors des élections des bureaux, le mardi 15 janvier à la Chambre basse et le jeudi 17 janvier au Senat de la République, les nouveaux responsables du corps législatif avaient tous promis de faire le nécessaire afin de parvenir à un meilleur bilan comparativement à l’année 2018.

Quantitativement, le pari est gagné, avec une ration de deux séances par Chambre sur les trois que les imposent les règlements intérieurs pour une semaine. Mais par-dessus tout, la qualité laisse à désirer.

À la Chambre basse, par exemple, le bureau a tenté de réaliser une séance plénière en date de mardi 22 janvier 2019. Cette tentative s’est soldée par un échec. Apres deux appels nominaux, le président Gary Bodeau a dû jeter l’éponge face à un quorum qui chute de 54 présence lors du premier appel à 43 lors du deuxième.

Le jeudi 24 janvier, le bureau tente encore sa chance. 64 députés sont présents dans la salle pour travailler selon un « ordre du jour » qui prévoit : « L’inscription des blocs politiques, la formation de la commission spéciale des comptes, le choix des députés devant représenter la Chambre basse dans la commission bicamérale de décharges et la formation des différentes commissions permanentes ».

Cependant, lors de l’appel à manifestation des blocs qui souhaitent se faire inscrire, seul l’Entente des Parlementaires pour  une Alternative Nationale ( EPAN) se présente. Ce bloc, regroupe 65 députés dont des anciens membres de l’APH et même des opposants comme Franck Lauture et Deus Deroneth. L’EPAN fait penser à une nouvelle APH apte à tout emporter sur son passage quand il s’agit de contrôler des commissions clés. Son inscription se révèle une douche froide pour les autres 52 députés.

A la seule difference, ce bloc est dirigé par le député Jacques Julmice et laisse de coté les anciens grands manitours de l'APH a savoir: Jean Wilson Hypollite et Joseph Benoit Laguerre qui, flottaient dans la salle de séance un peu surpris. A ce point, la salle devient un incontrôlable avec des va et vient et la formation de groupuscules cherchant à se rallier pour tenir tête a cette nouvelle bête conçue pour dicter sa loi. A Gary Bodeau maintenant de conclure : « Impossible de trouver la sérénité nécessaire, la séance est mise en continuation ». Une source parlementaire confie que l'APH édentée ne compte pas jeter l'éponge et s'apprete a s'inscrire avec une vingtaine de membres, lors de la prochaine séance.

Au sénat de la République, la qualité des travaux n’est pas plus prometteuse. Le mercredi 23 janvier 2019, le Senat, sous la présidence de Carl Murat Cantave s’est efforcé de réaliser sa première séance de travail, en dépit du fait que les commissions permanentes ne sont pas encore formées. Seulement 16 sénateurs sont présents comme pour prouver la fragilité du quorum. Et quand on présente l’ordre du jour en ne mentionnant pas la continuité du vote des articles de la proposition de loi portant sur la fabrication, la commercialisation, la détention, le contrôle, le port et l’usage d’armes à feu sur le territoire de la République, le sénateur Jean Renel Senatus décide de claquer la porte, renvoyant tout bonnement la séance.

Le bureau tente de corriger l’erreur lors de la séance du lendemain en inscrivant la proposition de loi qui tient à cœur le sénateur Jean Renel au troisième point de l’ordre du jour. 18 sénateurs sont là pour les débats mais quand tour à tour, Jacques Sauveur Jean et Richard Lénine Hervé Fourcand décident de se retirer, les autres 16 n’ont pu voter que 9 articles de cette loi. On était à l’article 24 quand le sénateur de la Grande Anse Jean Rigaud Bélizaire porte le coup fatal en laissant la salle.

Son geste est loin de nuire, car certains sénateurs comme Jean-Marie Ralph Féthiere se plaignait déjà du climat glacial de la salle de séance ou les vestons n’ont pas pu protéger contre le froid des climatiseurs.

Samuel Celine source Le Nouvelliste

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