La SONAPI écartée, l’UTE prend en charge le Parc industriel de Caracol

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Caracol

Le directeur de la SONAPI, Bernard Schettini, écarté, fait les frais de la mauvaise gestion du parc industriel de Caracol. L’UTE prend en charge le PIC.

Le conseil d’administration de la Société nationale des parcs industriels (SONAPI) a décidé  de confier la  gestion du parc industriel de Caracol à l’Unité technique d’exécution du ministère de l’Économie et des Finances. « Suite à la résolution du conseil d’administration de la Société nationale des parcs industriels (SONAPI) en date du 5 juillet 2019, j’ai l’avantage de vous demander de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de prendre en charge la gestion du parc industriel de Caracol, propriété de la SONAPI»,  a écrit le ministre de l’Économie et des Finances, Ronald. G. Décembre à Pierre Michel Joassaint, directeur exécutif de l’unité technique d’exécution.

« À cette fin, il vous est demandé d’entrer en contact, dans les meilleurs délais, avec  le directeur général de la SONAPI M. Bernard Schettini qui a été instruit dans le sens de vous faciliter la tâche dans la prise en charge du PIC », a poursuivi cette lettre qui souligne qu’un « document contenant l’état des lieux sera dressé en la circonstance et signé par la SONAPI et l’UTE ».

Georges Sassine, président de l’ADIH, membre du conseil d’administration de la SONAPI, a confié au journal que le conseil a décidé de rendre publique une manifestation d’intérêt pour qu’une firme privée, haïtienne ou étrangère, se charge de la gestion du parc industriel de Caracol. 

Le président de l’ADIH a souhaité qu’une meilleure gestion du parc industriel de Caracol puisse permettre la poursuite du financement des autres phases de son extension prévues par la BID, a expliqué Georges Sassine. Les problèmes de gestion du PIC et les troubles sociaux politiques ont porté la firme coréenne SAE à construire sa filature à l’extérieur du pays.

« Nous parlons d’un investissement d’au moins 150 millions de dollars », a indiqué Georges Sassine, qui a souligné qu’il faut tout faire pour garder les emplois dans le secteur et à Caracol. SAE a donné 13 000 emplois en Haïti, a poursuivi le président de l’ADIH. Pour lui, il faut être à l’écoute et disponible afin de résoudre les problèmes et créer les meilleures conditions possibles en faveur des compagnies qui se sont installées en Haïti.

Parce qu’il faut continuer à avancer et toujours essayer de se positionner, Georges Sassine souhaite attirer vers Haïti des firmes taïwanaises qui quittent  la Chine. « Plus d’un millier d’usines taïwanaises quittent la Chine à cause de l’augmentation des tarifs douaniers imposés par les Etats-Unis. Nous serions satisfait d’avoir 15 usines à s’installer en Haïti qui a une proximité avec le marché américain et bénéficiant des exemptions de droits de douane dans le cadre de la loi Hope. Tout dépendra de la stabilité, d’un gouvernement »,  a confié au journal, quarante-huit heures après le voyage de la présidente de Taïwan à Port-au-Prince. 

« Nous ne pouvons rester immobile, nous devons agir. Dans cette perspective et pour avoir une main-d’œuvre qualifiée, Taïwan aide l’ADIH à travers le financement de deux centres de formation, l’un à Port-au-Prince et l’autre le parc industriel de Caracol. Taïwan aide l’AIDH comme l’USAID et le gouvernement coréen  l’ont fait avant », a poursuivi Georges Sassine, très encouragé par l’implantation, en Haïti, de trois compagnies taïwanaises ayant déjà créé entre 3 000 et 3 500 emplois. 

La gestion chaotique du parc industriel de Caracol a suscité des remous ces derniers mois. La Banque interaméricaine de développement (BID) a décidé de ne pas décaisser un don de 41 millions de dollars américains destiné à la construction de nouveaux buildings dans le cadre de la cinquième phase du plan d’expansion du parc industriel de Caracol. 

Le journal a appris d’une source bien informée que cette décision du gouvernement haïtien est accueillie favorablement par la BID. Cela permettra de faire avancer le processus pour le financement des autres phases du plan d’extension du parc industriel de Caracol. L’approbation du financement de plus de 40 millions se fera fin 2019 ou début 2020.

Cependant, le financement est conditionné à la mise en place d’un gouvernement et à la satisfaction du nouveau plan de gestion du parc, a expliqué cette source, soulignant que globalement les partenaires de développement rongent leurs freins d’impatience d’une normalisation de la situation en Haïti.

Le pays n’a pas de budget pour l’exercice en cours, celui du prochain, censé être déposé le 30 juin, ne l’est toujours pas. Le président Jovenel Moïse qui, en théorie, dispose d’une majorité à la Chambre des députés et au Sénat, ne parvient pas à défaire les éléments de blocage institutionnel pour bénéficier de plusieurs autres financements. 

Source Le Nouvelliste

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