La grève est levée au Centre de transfusion sanguine

Publié
4 mois ago
Dernière mise à jour
4 mois ago
1378 views
Time to
read
2’

Tout est rentré dans l’ordre au Centre national de transfusion sanguine (CNTS). Les techniciens de labo, les infirmières et les agents grévistes ont repris leur tablier. Non pas parce qu’ils ont perçu leurs arriérés de salaire de cinq mois, mais plutôt par conscience professionnelle.

Ce vendredi le Centre national de transfusion sanguine est bondé en dépit des  turbulences enregistrées dans plusieurs endroits de l’aire métropolitaine. Les demandeurs de sang, bravent le danger pour aller chercher une pochette de sang pour un proche en grande urgence. « On est soulagé de voir les choses sont rentrées dans l’ordre », s’est réjoui Armelle, thermos sur les jambes, attendant avec impatience son tour. Elle n’a pas encore reçu le sang qu’elle vient chercher pour sa mère souffrant d’une anémie sévère, mais sa requête a été acceptée. « L’infirmière a déjà  pris la feuille de réquisition. On m’a dit de patienter », explique-t-elle, indiquant qu’elle attend depuis plusieurs heures.

Grâce à deux nouvelles pochettes qu’a reçues Paolo Charles, sa mère a pu subir dans la nuit du jeudi au vendredi son opération. « Tout s’est bien passé, grâce à Dieu, mais le sang n’était pas suffisant. Il en fallait sept poches mais on n’en a trouvé que 5. Actuellement ma mère est à 7 grammes d'Hemoglobine. Le médecin exige deux nouvelles poches pour stabiliser son état», raconte Paolo Charles qui lance encore une fois un appel au don de sang au profit de sa mère Maryse Cambronne.

L’accès au produit sanguin est, en effet, l’un des principaux problèmes auxquels sont confrontés les demandeurs. Il n’y a pas assez de sang disponible pour la population qui fait face aujourd’hui à deux problèmes majeurs: l’insécurité qui draine le lot de plaies par balle et les accidents de la voie publique. Chaque année, 80 000 demandes de don de sang sont formulées. Seulement 30 000 sont agréées. 

 « Quand on a une requête pour sept pochettes, on en reçoit deux ou trois ; quand c’est pour trois on n’en trouve qu’une seule », se plaint une dame, tout en félicitant les employés grévistes qui ont pris la voie de la raison en mettant un terme à leur mouvement de protestation.

Les techniciens de labo, les infirmières et les agents grévistes ont repris leur tablier après deux journées de grève sur fond de revendications salariales. Ils réclamaient cinq mois d’arriérés . Au final, ils n'ont obtenu que des promesses. Si leur retour au travail était conditionné par le paiement des arriérés, mais en fin de compte, c’est leur conscience professionnelle qui les a guidés. «Oui, on revient au travail par conscience professionnelle. Les autorités nous ont expliqué que le processus est long », confi un employé sous couvert de l’anonymat.

Selon un autre employé, les négociations entre les autorités sanitaires et les grévistes n’ont abouti à rien. Les autorités n’étaient pas convaincantes. Il appelle à faire de la sécurité transfusionnelle une priorité de l’État parce que la vie des gens en grand besoin de sang en dépend.

La docteure Jenny Colas, directrice médicale de l’hôpital St-Luc, confie au journal que durant la grève, l’hôpital a décliné toute référence des cas de patients avec anémie sévère. Elle ne sait pas ce que sont devenus ces patients.

Edrid St Juste Source Le Nouvelliste

Animateur (s)

Portrait de Anne Merline Eugene
La Mafia existe
1 année 5 mois ago
Portrait de Jacques Adler Jean Pierre
Agenda Culturel RTVC - 20 Avril 2017
2 années 6 mois ago