La fusillade de carrefour feuilles, une bêtise de trop !

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Comment est-ce possible de rester les bras croisés devant cette vague infernale d’insécurité alors que les bandits opèrent en plein jour en toute quiétude. L'attaque armée dans la soirée du mercredi 24 avril 2019, à l’impasse Eddy, carrefour-feuilles, démontrent l’impuissance des autorités face à la remontée du phénomène de l’insécurité. Déjà 6 morts et plus d’une dizaine de blessés. Les riverains de la zone affirment que les malfrats utilisent des armes automatiques pour commettre ce forfait.

L’un des blessés indique que les groupes armés se sont déguisés en femmes afin de passer inaperçus. Qui aurait imaginé ces quartiers populaires comme carrefour-feuilles, martissant, devenus la cible des bandits armés?

Les appels à éviter Haïti comme destination se multiplient. Commençons d’abord par la mise en garde du gouvernement canadien, demandant à ses ressortissants d’éviter tout voyage en Haïti. Air Canada, de son coté, annonce une interruption temporaire du service sur Haïti jusqu’au mois de juin 2019.

Dans cela dans une ambiance à nulle pareille. Le 23 avril dernier, le sénateur Jean Renel Sénatus dénonce son collègue de l’Artibonite, Gracia Delva, qui serait de mèche avec Arnel Joseph, un présumé chef de gang opérant à Village de Dieu (quartier non loin du bicentenaire) et à Petite Rivière de l’Artibonite. 

Récemment, les affrontements entre gangs rivaux pour le contrôle des quartiers Wharf Jérémie, Fort-Dimanche, Fort Touron et Tokyo, se sont soldés par des morts d’homme. Le Président de la République Jovenel Moise, d’une part, se retrouve, devant le gros dossier de l’insécurité et de la prolifération des gangs armés. D’autre part, le parlement semble n’être pas trop intéressé à la formation du nouveau Gouvernement. Rien n’a encore filtré sur la validation des pièces du Premier ministre nommé. Une  année soit disant année électorale  pour renouveler les 2/3 du sénat et la chambre des députés en passant par les mairies et les collectivités territoriales.

On assiste calmement à l’effondrement total de l’Etat. Un pays dirait –on, en mode de « bodègèt ». Tout craque au pays : l’environnement, nos institutions, tout. Le pays tangue comme un bateau ivre sur une mer démontée, tandis que, sur le pont, les capitaines de ce navire en perdition(le pouvoir central), crânent et font semblant que tout roule comme sur des roulettes. Arrêtons et cessons la bêtise sous toute forme qu’elle soit, on ne fait pas ça à un pays en agonie. Les citoyens sont révoltés.

Yves Paul LEANDRE source HPN

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