La classe politique en Haïti et en RD salue la suspension du sénateur Bautista de son parti

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Felix Bautista

En réaction aux sanctions prises à l’encontre de Félix Bautista, le secrétaire général du (PLD), Reinaldo Pared Perez, a annoncé lundi lors d'une conférence de presse que le sénateur dominicain était provisoirement suspendu de ses fonctions pour implication dans des affaires de corruption présumée. Selon Perez, la décision avait été prise « en raison de l'ampleur et de la gravité des faits » qui implique le sénateur Bautista.

Peu après l’annonce de sa suspension, Félix Bautista a communiqué lundi soir sur son acceptation de la sanction imposée par son parti. « En tant que secrétaire de l'organisation PLD, j’accepte avec discipline la décision du secrétaire général de me suspendre de mes fonctions à titre provisoire, même si je n'ai jamais été condamné et qu’il n’existe aucune procédure judiciaire ouverte contre moi », a-t-il publié sur son compte Twitter.

 

La première voix qui s’est élevée pour réclamer la suspension de Bautista au sein du PLD suite à l’annonce des sanctions américaines à son encontre, Domínguez Brito, membre du comité politique du parti, candidat à la présidence briguant l’investiture du PLD, a salué la décision de son organisation politique. « Ce sont les changements que nous voulons », a-t-il déclaré après cette décision proclamant que le moment est venu de relancer cette organisation politique afin de regagner la confiance des désabusés et des dubitatifs.

En Haïti, le sénateur Youri Latortue, président de la commission Ethique et Anticorruption, dit avoir « noté avec satisfaction le gel des avoirs du sénateur Félix Bautista par le gouvernement des États Unis d'Amérique ». Cette décision du Département du Trésor américain, dit-il, représente une validation des conclusions de la commission Ethique et Anticorruption du Sénat haïtien à ce sujet.

Outre Bautista, le secrétaire aux finances Víctor Díaz Rúa a été lui aussi temporairement suspendu du parti.

« Le sénateur Youri Latortue espère que de telles mesures conservatoires seront étendues à tous les acteurs impliqués dans le blanchiment et le détournement de fonds, tel que documenté dans le rapport PetroCaribe présenté par ses soins, à l'Assemblée, en 2016 », peut-on lire dans la note émanant du bureau du sénateur de l’Artibonite qui date du 18 juin 2018. Le parlementaire haïtien espère également que cette prise de position saura dynamiser les efforts nationaux visant à sanctionner les contrevenants et récupérer les montants payés en violation de la loi haïtienne en général; et des prescrits portant sur l'état d'urgence et, sur la passation des marchés publics en particulier.

A cet effet, un groupe de quatre sénateurs de l'opposition a adressé dans la même journée du 18 juin une correspondance au président du Sénat, le sénateur Joseph Lambert, pour lui « demander, suite aux récentes déclarations du chef de l’État, d'écrire au chef du gouvernement, M. Jacques Guy Lafontant, dans le but de faire parvenir au Sénat les documents prouvant les faits de surfacturation dans presque tous les grands contrats publics passés en Haïti durant les dix dernières années ».

« Les déclarations du chef de l’Etat le mardi 12 juin au Centre de convention de la BRH, lors du lancement officiel du premier colloque sur les marchés publics en Haïti par le CNMP traduisent, M. le président, la mauvaise gouvernance des administrations qui se sont succédé à la tête de l’État durant cette période. Et, en affirmant détenir les preuves des malversations commises par un petit groupe qui s'enrichit en appauvrissant la majorité, il ne fait qu'allumer les projecteurs sur ce fléau qui gangrène la nation: la corruption! », explique la correspondance des sénateurs Nènel Cassy, Evallière Beauplan, Antonio Cheramy et Ricard Pierre.

« Le gouvernement doit impérativement passer des instructions aux institutions compétentes afin de prendre des mesures drastiques contre toutes les institutions ou individus impliqués dans des dossiers de surfacturation de contrats publics », réclame le groupe des quatre Sénateurs exigeant que les contrats surfacturés soient acheminés spécifiquement à la commission « Justice et Anti-corruption » pour analyse. Car, ils sont des preuves tangibles pour le dossier de dilapidation des 3.8 milliards de dollars des fonds PetroCaribe.

« Le groupe des quatre sénateurs de l'opposition prend note de la reconnaissance enfin du chef de l'État de la situation de gaspillage et de vol de fonds destinés au progrès du pays et accueille avec joie ses déclarations qui prouvent à la nation que le rapport de la commission chargée d'approfondir sur la dilapidation des fonds PetroCaribe, présidée par l'honorable sénateur Evallière Beauplan n’était pas un rapport politique », se réjouit les quatre sénateurs applaudissant la démarche similaire entamée par un groupe de 16 députés de l’opposition.

Patrick ST PRE source Le Nouvelliste

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