La chasse aux radios pirates continue

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Jean David Rodney

Trois ans après l’annonce faite par l’ancien directeur général du Conseil national des télécommunications (CONATEL), Jean Marie Altéma, la bataille contre les radios pirates va se poursuivre. L’actuel titulaire de l’organe régulateur des télécommunications, Jean David Rodney, promet de rendre la vie dure aux propriétaires de ces organes de presse qui, selon lui, peuvent causer de graves préjudices au pays.

C’est décidé. Si tout concorde aux déclarations du directeur général du Conatel, Jean David Rodney, sur les ondes de Radio Télé Métropole à l’émission Le Point du lundi 11 mars, l’État haïtien va repartir en guerre contre les radios illégales. Une vingtaine de ces stations sont déjà fermées et leur matériel confisqué, selon les dires du haut fonctionnaire de l’État. Des brigades sont déjà créées afin de poursuivre le travail. En effet, si rien n’est fait en ce sens, les conséquences seront fatales pour le pays.

Ces médias dits pirates sont les principaux responsables des interférences sur la bande FM. Aussi cette situation a-t-elle un impact plutôt négatif sur la bande aéronautique. Ces stations ne respectent pas les normes concernant la puissance et la hauteur des tours d’antenne. Jean David Rodney affirme que l’institution qu’il dirige continue de recevoir des plaintes émanant des médias légaux. Il est bruit que l’interférence causée par ces stations peuvent nuire également à l’Office national de l’aviation civile (OFNAC).

La bande aéronautique de fréquence utilisée par l’OFNAC, précise un cadre du CONATEL, est limitrophe de celle de la bande FM. Ainsi, les interférences de la bande aéronautique sont causées par les harmoniques générés par les ondes FM dont les paramètres d’émission ne respectent pas les seuils fixés par l’organe de régulation. Cette situation met en danger le trafic aérien et la vie des milliers d’usagers de cette voie. 

« Les interférences hertziennes peuvent occasionner le crash d'avion », a expliqué M. Rodney.  Cela, poursuit-il, peut provoquer la dégradation de l’infrastructure aéroportuaire nationale. Dans une telle situation, les autorités gouvernementales croient qu’il faut agir avant que ces pratiques ne causent des dommages irréparables comme des pertes en vie humaine, ce qui conduira, à coup sûr, à la fermeture des aéroports du pays.

Jose Fletcher source Le Nouvelliste

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