Jovenel Moïse en passe de torpiller une énième commission de facilitation du dialogue…

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Evans Paul

Pour le moment, Evans Paul, coordonateur d’une commission présidentielle créée pour faciliter le dialogue entre les protagonistes de la crise politique, a un désaccord marqué avec le discours du président Jovenel Moïse, à la conférence de presse, au Palais national, mardi 15 octobre 2019. La probabilité de laisser cette commission existe, a-t-il indiqué.

« Je dois vous dire que nous avons des désaccords avec ce discours. La commission ne s’est pas encore réunie pour prendre une décision formelle. C’est probable que nous en arrivons là. Mais l’acte n’est pas encore formel », a expliqué l’ex-Premier ministre Evans Paul, interrogé sur sa décision de laisser ou non cette commission, considérée comme un ultime effort d’un président en chute libre de mettre autour d’une table ses adversaires politiques.  

Le journal a appris d’autres sources qu’au moins trois membres de la commission sont en passe d’envoyer leur lettre de démission au président Jovenel Moïse. Le président Jovenel Moïse, en créant cette commission, avait donné la garantie que tous les sujets, y compris sa démission, serait mis sur la table des discussions. Il n’a pas tenu cet engagement en considérant les propos qu’il a tenus aujourd’hui, a regretté cette source, qui a le sentiment que le président a torpillé cette commission. « Nous avons entendu que des membres de la commission envisagent de démissionner. Au Palais, nous n’avons pas reçu de lettre de démission », a confié une source proche de la présidence.

La commission, coordonnée par Evans Paul, est composée de l’ex-sénateur Rodolphe Joazile et de l’ex-ministre du Tourisme Emilie Jessy C. Ménos, de Liné Sainphor Balthazar, président du PKTK, de Me Josué Pierre Louis, de Renald Lubérice, secrétaire général du conseil des ministres et de Jude Charles Faustin, conseiller du président Jovenel Moïse comme membres.

Le président Jovenel Moïse, pendant cette conférence de presse qui risque de provoquer le départ de trois membres de cette commission présidentielle pour faciliter le dialogue, a annoncé qu’il ne démissionnera pas et a attribué les dernières contestations populaires au système dont des bénéficiaires avaient des contrats leur fournissant des avantages indus, au détriment de l’Etat, du trésor public. Il a indiqué que le « rache manyòk » de conduira nul part. Le président Jovenel Moïse qui a semblé être dans sa bulle, minimisant la gravité de la situation du pays marquée par la paralysie totale des activités économiques, scolaires, sociale et culturelle depuis plus de quatre semaine, a dit écouté le peuple qui manifeste. Pour lui, il faut aller aux élections pour prendre le pouvoir et avoir de la légitimité. Le président dont la gouvernance politique et financière est chaotique ne s’est reconnue aucune responsabilité dans l’aggravation de la situation. Le président Jovenel Moïse s’est taillé le beau rôle, celui du gentil, de la victime du « système ».

source Le Nouvelliste

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