Jean Henry Ceant: Reactions après la nomination

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Jean Henry Ceant

La nomination du notaire Jean-Henry Ceant au poste de premier ministre en remplacement de Jack Guy Lafontant a suscité une vague de réactions notamment dans la classe politique. On prend acte, on salue, on désapprouve et on observe. Me Céant affirme lui mesurer toute la dimension de la tâche et des défis qui l’attendent.

Le numéro deux du parti Renmen Ayiti dont Me Céant est le leader, Jorchemy Jean-Baptiste affirme que cette structure politique valide et assume entièrement le choix de l’ancien candidat à la présidence au poste de premier ministre. 

Il assure que Me Ceant est prêt à faire tous les sacrifices qu’il faut pour aider à sortir le pays de la situation difficile dans laquelle il se trouve. 

Rappelant qu’en tant que premier ministre, Jean-Henry Céant doit partager la vision du président envers lequel il a une obligation de solidarité, M. Jean-Baptiste a rappelé que Me Céant, un homme dit-il de bon commerce, a la capacité de dialoguer avec tous les secteurs de la vie nationale.

Du coté du PHTK, le parti haïtien tèt kale, on assume également le choix de Me Céant au poste de premier ministre. Le porte parole du parti de Jovenel Moise, Dr Rudy Hériveaux soutient que Me Céant est un citoyen qui répond aux critères d’éligibilité au poste de chef de la Primature.

Le directeur général du ministère des affaires sociales et du travail invite ainsi l’ensemble des secteurs de la vie nationale à travailler avec lui pour sortir le pays du marasme dans lequel il est plongé depuis pas mal d’années.

Pour l’ancien candidat à la présidence Eric Jean-Baptiste, la nomination de Me Céant au poste de premier ministre est un choix responsable. 

S’il affirme lui accorder le bénéfice du doute pour ce qui est de sa volonté d’avancer dans la bonne direction,  l’homme d’affaires, qui dit reconnaître les compétences et la capacité de Me Céant à diriger le gouvernement, tempère que cette position ne constitue en rien  un chèque en blanc octroyé au notaire de Bourdon. 

Toutefois, il met en garde contre toute tentative de "marchandage politique" dans le cadre de la formation du prochain gouvernement.

Pour le leader du parti AAA, Ayiti An Aksyon, le sénateur Youyi Latortue, la nomination de Me Céant est un pas positif, arguant que l’intéressé est quelqu’un qui a la capacité de discuter avec plusieurs secteurs. 

Il affirme également que son parti est prêt à intégrer le gouvernement moyennant des garanties que la lutte contre la corruption notamment le dossier PetroCaribe fera partie des priorités de celui qui formera le tandem avec Jovenel Moise pour diriger le pouvoir Exécutif.

Toujours au parlement, le député Abel Descollines affirme lui aussi reconnaitre la capacité de Me Céant à discuter avec tout le monde. Mais au-delà des discours, nous avons aujourd’hui besoin d’actions, a-t-il martelé. 

Membre du G16, le groupe minoritaire de l’opposition à la chambre basse, M. Descollines qui dit prendre acte de la nomination de Me Céant à la Primature, invite le futur locataire de la Villa d’Accueil  à démontrer, sans démagogie, ce qu’il peut offrir au pays.

Il affirme toutefois que la position officielle de son groupe sera connue une fois qu’il aura pris connaissance des personnalités choisies pour faire partie du nouveau gouvernement. 

Pour son collègue du G16 Printemps Bélizaire, le problème du pays ne se situe pas à la Primature mais au palais national. Aussi, plaide-t-il en faveur du départ pur et simple du président Jovenel Moise.

C’est également cette attitude qu’adopte l’aile radicale de l’opposition incarnée par le leader de PITIT Dessalines, Jean-Charles Moise et le mouvement de l’opposition démocratique et populaire de Schiller Louidor André Michel et Co, qui ne jurent que par la démission du chef de l’Etat dont le mandat devrait en principe prendre fin en février 2022.

Adversaires lors des dernières présidentielles, Jean-Henry Céant et Jovenel Moise n’ont jamais été ennemis durant cette course qui a duré près de deux ans. Les femmes, les paysans, les jeunes  et la diaspora  constituaient les 4 leviers sur lesquels il comptait appuyer en vue d’améliorer les conditions de vie des citoyens.

Par Dodeley Orélus

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