Jean Gabriel Fortuné accuse Jack Guy Lafontant d’avoir financé des manifestations contre lui…

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Jean Gabriel Fortune- Ex Maire des Cayes

Pour Jean Gabriel Fortuné, le Premier ministre Jack Guy Lafontant et Jojo Lorquet, en finançant des manifestations aux Cayes contre lui, ont failli ouvrir une brèche à l’opposition pour s’attaquer au président Jovenel Moïse. Il voit sa démission comme une « aide au président », l’élimination d’un prétexte. Sans filtre, l’ex-maire des Cayes, qui revendique son altruisme politique en faveur de son camp, a cependant agité un épouvantail, le dossier PetroCaribe et exigé que la lumière soit faite sur l’utilisation de ces trois milliards de dollars.

Le désormais ex-maire des Cayes, Jean Gabriel Fortuné, en interview exclusive avec Le Nouvelliste, le vendredi 8 juin, a affirmé que le Premier ministre Jack Guy Lafontant et Jojo Lorquet ont financé des manifestations contre lui. « J’ai eu des informations fiables que le Premier ministre Jack Guy Lafontant, malheureusement, a financé, avec Jojo Lorquet, des manifestations contre moi », a-t-il expliqué, convaincu que cette inimitié est née après une de ses prises de position. « J’avais dit publiquement au président que le PM n’était pas à sa place », a indiqué Jean Gabriel Fortuné, soucieux cependant de nuancer ses propos. « Je n’ai pas dit qu’il n’était pas dans l’équipe du président, dans l’équipe du PHTK ou de Michel Martelly. J’ai dit qu’il n’était pas à sa place. ... J’ai dit que si je mets Messi et Neymar au poste d’arrière central, cette équipe encaissera un but toutes les cinq minutes. Lorsqu’un joueur n’est pas à sa place, l’entraineur ou le capitaine prend des dispositions pour le changer. Cela ne veut pas dire que ces joueurs ne sont pas membres de l’équipe », a expliqué Jean Gabriel, estimant qu’il a été persécuté après cette prise de position.

L’ex-maire des Cayes a estimé que le Premier ministre Jack Guy Lafontant, en profitant des manifestions « légitimes » des petits marchands et des commerçants pour s’en prendre à lui, « est allé trop loin ». Pour Jean Gabriel Fortuné, sa démission a enlevé un « prétexte » politique à l’opposition pour s’en prendre au président Jovenel Moïse. Les manifestations sont passées de manifestations de petits marchands à des manifestations purement politiques. « J’ai retiré le prétexte. Je le dois au président. Il est le président de la République, je suis son proche collaborateur, c’est à moi de le protéger.

Beaucoup de personnes ne le savent pas. Vous ne devez pas rendre le président inconfortable. Je ne donne de leçons à personne », a expliqué Jean Gabriel Fortuné, à fond dans la thèse que le PM, un membre important du pouvoir, se tire une balle au pied en finançant des manifestations contre lui qui, au bout du compte, cible le chef de l’Etat. C’est par choix que Jean Gabriel Fortuné dit avoir évoqué l’attaque contre l’école de sa fille, le front commun de commerçants de la ville contre sa volonté d’assainir la ville comme raison de sa démission sans révéler, a-t-il dit, les persécutions du Premier ministre Jack Guy Lafontant et de Jojo Lorquet. Il se devait, a insisté Jean Gabriel Fortuné, de mettre le président Jovenel Moïse au parfum avant ses dénonciations dans la presse. « Hier soir, le président Jovenel Moïse m’a reçu chez lui…Le président m’a écouté attentivement et comprend ma situation » » a souligné Jean Gabriel Fortuné, qui dit n’avoir pas le droit de dire ce que le président lui a dit. « Hier soir le président a compris que j’ai bien géré ce qui s’est passé. Avant, il n’avait pas compris. Il a très bien compris ma décision maintenant », a insisté Jean Gabriel Fortuné, qui a aussi évoqué la réaction du ministre de l’Intérieur à sa démission. « A partir d’aujourd’hui, le ministre de l’Intérieur comprendra que j’étais dans une situation difficile et qu’il fallait protéger le pouvoir », a-t-il dit.

Interrogé sur le fait que ses déstabilisateurs verraient en lui un potentiel Premier ministre, Jean Gabriel Fortuné a déclaré qu’il ne croyait pas qu’on en soit là. « Je doute fort que je puisse être Premier ministre. Ma position est claire sur PetroCaribe, sur la corruption. Sur Petrocaribe, depuis la campagne avec le président Jovenel Moïse, je lui avais demandé une seule chose : une commission de vérité sur les crimes économiques de Duvalier à nos jours, en particulier sur PetroCaribe », a confié Jean Gabriel Fortuné. « En aucun cas, on ne peut pas être dans les funérailles de PetroCaribe. Il faut que le dossier demeure ; il faut que l’on rende compte parce qu’il s’agit de 3 milliards de dollars américains », a poursuivi Jean Gabriel Fortuné, interrogé sur le fait que le dossier PetroCaribe puisse embarrasser ses alliés du PHTK et le président Jovenel Moïse. « C’est embarrassant. PetroCaribe, c’est d’abord le président Préval, le président Martelly et la queue, c’est le président Privert. Maintenant, dans tous les cas de figure, il faut que l’on rende compte sur PetroCaribe. Je ne suis pas juge. Sauf que la reddition des comptes est un principe cardinal », a insisté Jean Gabriel Fortuné, soulignant qu’il aide le président ». Aider le président, c’est permettre que la lumière soit faite sur le Petrocaribe, a poursuivi Jean Gabriel Fortuné, qui évoque son avenir.« On va me retrouver là ou j’ai toujours été, dans la politique active, défendant les grandes causes, en particulier celles en rapport à la corruption », a dit cet allié du président Jovenel Moïse.

« No comment », a répondu un membre du cabinet du Premier ministre interrogé par le journal qui n’a pas encore contacté Jojo Lorquet pour recueillir sa réaction.

Source Le Nouvelliste

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