Haïti-infrastructures : le président Jovenel Moïse poursuit ses actions pour interconnecter toutes les villes du pays

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La mise en place d’un système d’infrastructures durables pour interconnecter toutes les localités du pays a été, dès l’aube du mandat du chef de l’État, une priorité incontournable. La nouvelle dynamique adoptée pour permettre au pays de se doter de routes devant faciliter une meilleure circulation des personnes et des marchandises constitue un tournant et une stratégie décisive pour atteindre les objectifs de développement durable.

Malgré les maigres ressources nationales, les résultats sont étonnants. La population, après des années sombres, entrevoit une lueur d’espoir et veut continuer à appuyer les actions du président de la République. Durant les années 2017-2018, le MTPTC a réalisé 595 000 mètres carrés de chaussée en béton bitumineux représentant environ 85 kilomètres de route et de rue réhabilités. Plus de 156 kilomètres de routes interurbaines sont aussi en cours de réhabilitation, alors que 463 kilomètres de routes intercommunales en terre battue ont été « reprofilés » dont la majorité avec apport de matériaux. Pour protéger la population des intempéries, 20 000 mètres cubes de fossés maçonnés et 150 mètres linéaires de passage busé ont été construits pour contrôler les inondations. De plus, un volume de 456 000 mètres cubes de sédiments a été enlevé dans les grands canaux de drainage.

Inscrites dans la perspective de création de pôles économiques majeurs dans les dix départements géographiques du pays, les infrastructures routières participent également de l’objectif d’optimisation des ressources pour parvenir à un développement social et économique durable. Conscient de ces enjeux, Jovenel Moïse a décidé d’opter pour une politique basée essentiellement sur l’action au lieu de la rhétorique stérile usée rabâchée et rebattue par les autres acteurs pour manipuler l’opinion.  Plus de 30 kilomètres de route en béton hydraulique ont été construits grâce au dynamisme du président ; des travaux de protection en gabions et en maçonnerie de roches ont été réalisés pour un volume d’environ 15 000 mètres cubes. Dans le cadre de la réhabilitation des systèmes de drainage, plus de 51 ouvrages de traversée constitués de ponts, dalots et ponceaux ont été construits et réparés, alors que 25 autres sont en construction. Voilà toute l’importance d’une meilleure gestion des ressources de l’État.

 La mise en place d’un système d’infrastructures modernes est une condition sine qua non pour améliorer le cadre des affaires. Faisant de la création d’emplois durables un paramètre fondamental pour augmenter les revenus des ménages et accélérer la réduction de la pauvreté, Jovenel Moïse croit que les infrastructures routières doivent répondre aux normes internationales. Les ouvrages d’art qui les composent obéissent aussi à ces normes. C’est le cas des six ponts qui ont été achevés durant l’exercice (2017-2018), soit quatre sur le tronçon Hinche-Saint Raphaël (Grand-Quinte, Colladère, Boroc, Bouyaha), le pont de Boucan-Carré et celui jeté sur la rivière Grande à Marigot. La construction de l’échangeur de Carrefour qui se poursuit et les deux autres ponts en cours de finalisation dans le département du Nord-Ouest (St-Louis et Anse-à-Foleur) sont d’autres pas importants dans ce vaste projet de développement du pays. 

 Bien que le chef de l’État ne veuille nullement circonscrire les actions de son administration à la République de Port-au-Prince, comme ce fut le cas par le passé, des ouvrages assez visibles sont en construction dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Il s’agit des deux ponts en construction à Croix-des-Missions qui procurent plus de quiétude à la population qui risquait, il y a peu, sa vie, en traversant l’ancien pont métallique qui était en très mauvais état. Le pont provisoire devant permettre la circulation pendant la réalisation des travaux et déjà en place montre clairement que l’équipe gouvernementale sous la tutelle de Jovenel Moïse assume pleinement ses responsabilités.

 Toujours dans le département de l’Ouest, comme pour contredire les détracteurs, en collaboration avec les mairies, des tronçons de route comme Mon-Repos 40, Côte-Plage 28, Côte-Plage 26, rue Laraque entre Côte-Plage 16 et 24, sont en construction. À Thor 14, les caniveaux sont déjà construits. Bolosse, rue Charéron, rue du Centre vers la grand-rue, les travaux sont terminés, ainsi que pour la rue Pavée, etc. À Delmas, dans les 1e, 2e, 3e Cité, 8 kilomètres de route ont été construits ou réhabilités. À la rue Catalpa, Clercine 16, les travaux avancent. D’autres travaux de plus grande envergure et très visibles sont également en cours de réalisation, il s’agit de la route qui conduit de Tabarre 27 à Croix-des-Bouquets, les travaux de réhabilitation urbaine à Thomazeau où 5 kilomètres de route ont vu le jour. La route Thomazeau vers Cornillon, d’une longueur de 25 kilomètres, est, quant à elle, faite en terre battue.

 Fidèle à sa volonté de réduire les coûts de construction des infrastructures, le chef de l’État avait initialement entrepris de renforcer les directions départementales grâce à l’achat de 410 unités constituées de matériels lourds. Chaque direction avait reçu, notamment huit camions, deux loaders, deux pelleteuses. Grâce à cette délocalisation des matériels, le MTPTC dispose aujourd’hui de l’autonomie et de la capacité nécessaire pour réagir rapidement en cas de catastrophes naturelles, sans avoir recours à l’aide du secteur privé. Cette initiative permet aussi de mettre en concurrence les directions départementales au profit de la population. Encore une fois, les résultats sont surprenants. Dans le Sud, à travers la ville des Cayes, 12 kilomètres de route ont été réalisés. À Camp-Perrin, de Bananier à Mersan, 16 kilomètres de route sont venus ranimer l’espoir dans le cœur des riverains qui ont pendant longtemps vécu dans la boue et la poussière. 

Dans la Grand'Anse, à Jérémie, les rues de la localité de Carrefour Bac ont été totalement réhabilitées, la rue Sténio Vincent, la rue La Paix à Caracoli, entre autres, ont toutes été reconstruites. Dans le Nord, 6 440 mètres linéaires de rue ont été reconstruits à Fort Saint-Michel. Les rues DuFort, Christophe, Notre-Dame, Chavannes sont désormais flambant neuf. À cause de certains problèmes liés à la violence générée par les récents mouvements de rue qui se sont révélés plus qu’improductifs, la construction du tronçon Camp-Coq/Vaudreuil, dont six kilomètres étaient déjà terminés a été arrêtée. Désormais, toutes les dispositions sont prises en vue de relancer les travaux. La route Kafou Jòf/Anse-à-Foleur avance. Le processus d’expropriation qui avait ralenti les travaux est en phase de finalisation. Les habitants du Nord-Ouest vont enfin pouvoir circuler sur une voie qui répond aux normes de la circulation routière.

Malgré le lot important de matériel dont il dispose, le ministère des Travaux publics n’est pas un concurrent pour les firmes privées. Voilà pourquoi les travaux sont réalisés en régie, une manière de favoriser la participation de ces firmes et de s’assurer également de l’apport de compétences nouvelles. Cette manière de procéder permet au MTPTC d’effectuer les travaux de terrassement et/ou les trottoirs, alors que les autres firmes partenaires, en particulier Vorbe et fils, HL construction, ECOMAR, OAS, ESTRELLA se voient confier les autres parties de la construction.

Ces firmes participent au moins à 40 ou à 50 % dans l’exécution des travaux. Contrairement aux déclarations de certains entrepreneurs qui ne veulent pas s’imprégner de cette nouvelle dynamique en ces temps difficiles, l’État n’a fait qu’apporter une plus grande participation dans la réalisation des infrastructures dans le pays à travers la flotte de matériels qu’il s’est constituée. Les compagnies privées ne sont pas exclues, elles ont des rôles spécifiques en fonction des besoins.

Pour preuve, la route Carrefour-Marassa et les travaux de réhabilitation urbaine dans la ville des Cayes ont été réalisées, en grande partie, par HL construction. La piste de l’aéroport Toussaint Louverture et la route Hinche/St Raphaël ont été l’œuvre  du consortium Vorbe et fils/RAZEL, tandis que la route Cayes/Jérémie est construite par la firme Estrella. C'est une confirmation, s’il était nécessaire, que les appels d’offres passés par l’État haïtien ne se ressentent d’aucun favoritisme.

 En ce qui a trait au paiement, les dettes de l’État envers les entreprises privées de construction n’ont pas commencé avec l’avènement de l’administration Moïse qui s’efforce de faire en sorte que ces entreprises soient payées dans les meilleurs délais. Une fois de plus, la détermination du chef de l’État s’érige en modèle pour les générations actuelles et futures. « Le changement est à ce prix ».

Emmanuel Jean Source Le Nouvelliste

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