Fuyant les guerres, plus d’une vingtaine de réfugiés ont demandé asile en Haïti

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Comme le font d’autres pays, Haïti offre refuge aux personnes qui fuient les guerres et les persécutions dans plusieurs régions du monde. C’est ce qu’a fait savoir Junior Rémy Mauvais, chargé de liaison pour le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, lors d’une entrevue accordée au journal le 20 juin dernier (la Journée mondiale des réfugiés).

Selon lui, ces réfugiés, au nombre d’une vingtaine, du Moyen-Orient, de l’Afrique subsaharienne, etc. « Ces zones sont en proie à des conflits et à des persécutions pour des raisons d’ordre religieux. Les concernés ont fait leur demande d’asile en Haïti. Certains ont déjà obtenu le statut de réfugiés. D’autres sont encore des demandeurs d’asile en attendant que leurs demandes soient approuvées », a-t-il expliqué.

Junior Rémy Mauvais n’a pas souhaité fournir plus d’informations sur ces personnes, arguant des raisons de protection. Questionné par ailleurs sur ce qui explique que ces personnes ont choisi Haïti, le seul PMA de l’Amérique, Junior Rémy Mauvais avance deux arguments. « Haïti offre des facilités au niveau de la migration que certains pays n’offrent pas. Les représentations consulaires ne font pas beaucoup d’exigences à ceux qui souhaitent obtenir un visa d’Haïti. Ce document, on peut également l’obtenir sur place, en Haïti. De plus, nous sommes un pays de transit vers d’autres pays, notamment vers les États-Unis », a-t-il expliqué.

Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés s’est installé en Haïti en 2010, après le passage du séisme. « Nous sommes chargés de la protection des réfugiés. Notre mandat s’étend donc aux réfugiés, mais aussi aux apatrides et aux déplacés internes », a expliqué Junior Rémy Mauvais, soulignant que l’organisation a commencé ses opérations en Haïti après la signature de l’accord de siège en 2014.

En Haïti, soutient Junior Rémy Mauvais, l’UNHCR travaille avec le gouvernement haïtien sur plusieurs aspects. « Nous établissons une collaboration avec les autorités pour accueillir les réfugiés venant d’autres pays afin de leur accorder une protection internationale. Ce groupe minime de réfugiés que nous avons en Haïti relève de notre compétence car le gouvernement n’a pas encore un cadre normatif pour la prise en charge de ces personnes », a-t-il souligné.

Avec les autorités haïtiennes, l’UNHCR œuvre à la prévention et la réduction des cas d’apatridie. En ce sens, avance M. Mauvais, le Parlement haïtien avait ratifié, en mars dernier, les deux conventions sur les statuts des apatrides et la réduction des cas d’apatridie. « Nous travaillons avec le gouvernement afin de parvenir à un cadre normatif de détermination du statut de réfugié », a-t-il poursuivi.

Selon le chargé de liaison de l’UNHCR, se fondant sur l’article A de la Convention de Genève de 1951, un réfugié est un individu qui est contraint de quitter la communauté où il résidait afin de rechercher la protection dans un autre pays. « Cet individu est considéré comme un réfugié parce qu’il est persécuté à cause de sa religion, de son appartenance ethnique, de son opinion politique, de son orientation sexuelle, etc. », détaille-t-il, suggérant de ne pas faire d’amalgame entre migrants et réfugiés. « Un migrant se déplace de son propre gré en quête d’opportunités ou pour son bien-être », nuance-t-il.

Jean Daniel Senat Source Le Nouvelliste

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