Le Cardh dénonce les actes d’assassinats ciblant les policiers

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Le Centre d’analyse et de recherche en droits humains (Cardh) se dit préoccupé par les attaques armées ciblant directement les policiers dans le pays.

Dans un communiqué de presse en date du mardi 4 décembre 2018, transmis à l’agence en ligne AlterPresse, le Cardh déplore l’absence de dispositions structurelles et convaincantes pour combattre l’insécurité.

D’octobre à novembre 2018, près de 200 cas de tueries ont été enregistrés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Ce phénomène d’insécurité affecte plus particulièrement les quartiers les plus vulnérables comme celui de La Saline où près de 100 morts ont été recensés lors du massacre des 12 et 13 novembre 2018, indique le Cardh.

Il note également une recrudescence des actes de viol dans le pays.

En 12 jours, 5 policiers sont tués, dont 4 dans des conditions déshumanisantes : Juron Durosier, Johnny Jocelyn Charles, Dieu Juste Jean Pierre et Plymouth Robert.

L’organisme de défense des droits humains estime qu’il est inacceptable que les policiers soient systématiquement battus et tués dans ces conditions.

« Dans ces conditions, comment peuvent-ils « protéger » et « servir » la population, s’ils n’ont pas un minimum de protection ? », se demande le Cardh.

« Comment leur exiger une efficacité, alors que les gangs armés sont des protégés des autorités, notamment des pouvoirs législatif et exécutif ? », ajoute-t-il.

Face à ce climat d’insécurité, il interpelle l’ensemble de la société à se réveiller et à dire non à l’insécurité, la violence et la barbarie.

Il appelle aussi le président de la république, Jovenel Moïse, à faire la lumière sur la participation présumée du délégué départemental de l’Ouest, Joseph Pierre Richard Duplan, dans le massacre à La Saline.

Des explications doivent aussi être données sur les actes de répression du palais national contre la population, lors de la manifestation du 18 novembre 2018, contre les autorités étatiques, souhaite-t-il.

Il réclame du premier ministre Jean-Henry Céant des éclaircissements sur l’implication éventuelle des différentes entités de la Police nationale d’Haïti (Pnh) dans la montée de l’insécurité.

Le président du Sénat est également appelé à dévoiler le nom du parlementaire impliqué dans le climat de terreur qui s’est installé au Village de Dieu et de demander aux instances compétentes d’agir en conséquence.

Il exhorte le directeur de la Pnh à demander à l’Inspection générale d’établir la responsabilité de ceux qui auraient déployé les agents de l’’Unité de sécurité générale du palais national (Usgpn) le 18 novembre, sans l’autorisation de l’entité hiérarchique compétente.

Le Cardh demande aux autorités judiciaires et policières de rendre justice à ces policiers victimes ainsi qu’à leur famille. 

Source Alter Presse

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