Deux nouvelles écoles nationales inaugurées dans le Sud-est et les Nippes

Publié
4 jours ago
Dernière mise à jour
4 jours ago
1375 views
Time to
read
3’

Les clefs de deux nouvelles écoles nationales flambant neuves ont été remises aux parents des localités de Brésilienne, 3e section communale de Bainet (Sud-est) et de Simon, 1ère section communale d’Anse-à-Veau. Les cérémonies inaugurales se sont tenues, les mardi 10 et mercredi 11 septembre 2019, en présence des acteurs nationaux et internationaux impliqués dans l’Éducation, des parents et des élèves, a constaté sur place Haiti Press Network.

Ce sont des écoles fondamentales de deux cycles (1ère à 6e année), construites de façon moderne dans des zones difficiles d’accès. Ces structures scolaires  placées dans ces zones difficiles devraient  permettre désormais à de nombreux enfants d’avoir accès à une éducation de qualité.

Satisfaction totale

Les habitants de ces communautés ont vivement exprimé leur contentement. Ils considèrent ces établissements comme deux joyaux qui symbolisent la victoire du savoir sur l’ignorance. A Simon (Nippes), l’accueil réservé à la délégation a été des plus chaleureux. 

« Moi je ne sais ni lire ni écrire. Cependant, je suis contente de ce cadeau dans la zone. Cela permettra à mes enfants et de bien d’autres de ne pas connaître un avenir aussi noir comme le mien », s’exprime Isabelle, habitante de Brésilienne et mère de trois enfants.

C’est pratiquement la même émotion qui traverse les élèves de ces écoles. Ils sont émerveillés de pouvoir évoluer dans un espace scolaire sain et bien aménagé, respectant le standard international. Dans ces écoles publiques qui viennent augmenter le parc scolaire, l’exercice enseignement/apprentissage est garanti dans de bonnes conditions. C’est d’ailleurs la remarque de nombreux intervenants, lors des cérémonies de remise des clefs.

« J’apprends dans un environnement agréable. Je suis content. Mes parents aussi sont fiers de mes résultats », nous lâche fier et heureux Yonel Paillant, élève de 5e année à l’école nationale de Geffray de la Brésilienne, une section communale dont la voie y conduisant est ostensiblement inaccessible. Ce qui prouve évidemment la difficulté des enfants de ces confins oubliées de la République de pouvoir se rendre à l’école.

Pour une éducation de qualité

Conscient que l’éducation élève l’homme à la dignité de son être, le directeur général du MENFP, Dr Meniol Jeune invite les populations et les élèves à garder ces écoles dans un minimum de propreté. Ce, dit-il, pour permettre à des générations futures de pouvoir y bénéficier aussi du pain de l’instruction.

« Nous sommes unanimes à reconnaître que la qualité de l’éducation passe forcément par la mise en place des infrastructures scolaires dignes de leur nom », a souligné M. Jeune, avant d’adresser ses mots de remerciement à tous ceux, notamment aux partenaires financiers qui ont rendu possible l’érection de ces bâtiments scolaires dans ces communautés nécessiteuses.

La représentante de la Banque de développement de la Caraïbe (BDC), Mme Idamay Denny, s’est montrée de son côté très satisfaite des lieux où ces établissements sont implantés, compte tenu, laisse-t-elle comprendre, de l’évidence du besoin de leur population en éducation.

D’après Mme Idamay Denny qui réitère la volonté de son institution à continuer à supporter financièrement l’État haïtien, la moitié des fonds alloués au pays par la BDC passe substantiellement dans l’éducation.

Capacité d’accueil des écoles

Financées par des partenaires internationaux, notamment la Banque de développement de la Caraïbe (BDC), ce sont en effet des écoles dotées de huit (8) salles de classe pouvant accueillir 270 élèves du fondamental et 50 enfants du préscolaire (320). Bien équipées, elles disposent en outre deux blocs sanitaires, d’un terrain de jeu, d’une cuisine pour la cantine, d’un espace administratif, d’un réfectoire, d’une salle d’enseignants et d’un réservoir d’eau.

Une enveloppe de 62 millions de gourdes a été nécessaire pour la construction et l’équipement de l’école nationale Geffray de Brésilienne (Sud-est). Le coût de l’établissement de Simon (Nippes), s’élève à 40 millions de gourdes. On projette, dans un nouveau projet, d’ajouter le 3e cycle dans ces écoles sous demande de la population.

Ces écoles sont construites par le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle via le Projet d’éducation de qualité en Haïti (PEQH), a informé à l’Agence, le coordonnateur de cette entité du MENFP, M. Shiler Caton.

Ce sont au total 61 établissements s’inscrivant dans la logique de l’EPGC, (École publique à gestion communautaire) qui sont, soit déjà construites ou en cours de construction dans des zones difficiles à travers le pays, dans le cadre de ce projet, a fait savoir M. Caton.

Améliorer l’offre scolaire publique, la qualité, l’accès et la gouvernance du secteur éducatif, tel est l’objectif fondamental de ces actions du MENFP, soutenu par des partenaires étrangers, selon le ministre Pierre Josué Agénor Cadet absent, dont les propos ont été rapportés avec brio par son coordonnateur technique de cabinet, M. Jacques Yvon Pierre.

Le cap sera mis la semaine prochaine dans la Grand’Anse pour l’inauguration de deux autres écoles construites dans le cadre du même projet, a annoncé le coordonnateur du PEQH, Shiler Caton, bien épaulé par M. Etzer Supplice qui, lui, assure le contrôle du projet EPGC. 

Texte : Alix Laroche

[email protected]

Photo : Anderson Élien

Animateur (s)

Portrait de Anne Merline Eugene
La Mafia existe
1 année 4 mois ago
Portrait de Jacques Adler Jean Pierre
Agenda Culturel RTVC - 20 Avril 2017
2 années 4 mois ago