Corruption : Félix Bautista contre-attaque et soutient qu’Haïti lui doit 50 millions de dollars

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Felix Bautista

Au lendemain de l’annonce de plusieurs sanctions de l’administration américaine prononcées à son encontre, le sénateur dominicain Félix Bautista a rejeté d’un revers de main les accusations de corruption et de malversation dont il fait l’objet. Dans un communiqué publié sur son compte Instagram, le sénateur Bautista, proche de l’ancien président de la République dominicaine Leonel Fernandez, a fait la déclaration suivante : « Ni moi ni les sociétés commerciales dont je suis actionnaire n'ont des comptes bancaires ou des avoirs de quelque nature que ce soit aux États-Unis. »

Le secrétaire du Parti de la libération dominicaine (PLD), parti au pouvoir en république voisine, a ensuite précisé que son visa américain a été révoqué depuis 2015 à la suite des accusations formulées contre lui un an plus tôt. Informations, dit-il, transmises par le procureur général de la République d’alors, Francisco Dominguez Brito, au Département américain du Trésor et à partir desquelles, dit-il, la décision de l’administration Trump de geler ses avoirs et ceux de ses entreprises a été prise.

En temps opportun, a déclaré Bautista, il fournira aux autorités compétentes des États-Unis les décisions finales rendues par le pouvoir judiciaire de son pays en 2015 en sa faveur. Il a annoncé qu'il va faire appel de la sanction prise par le gouvernement des États-Unis à son encontre et présentera en temps opportun les preuves et les documents prouvant son innocence.

En ce qui concerne les travaux en Haïti, le sénateur a déclaré qu'ils ont été gagnés par des appels d'offres conformément aux lois haïtiennes et a également précisé qu'il a rempli ses obligations contractuelles. À l'heure actuelle, c'est l'État haïtien qui doit [verser] les montants impayés pour le travail effectué », a déclaré Félix Bautista, arguant que le gouvernement haïtien lui doit plus de 50 millions de dollars.

Selon lui, le chantier de construction du ministère des Affaires étrangères, 14.7 millions de dollars, dont il a empoché 10 millions, pour lequel les États-Unis l'accusent, n'est pas terminé, car le gouvernement d’Haïti ne lui a pas versé le montant convenu dans le contrat, bien que, selon lui, il ait utilisé différents canaux pour le dénoncer. Il a également indiqué que 22 ouvrages ont été inaugurés sur les 29 qui devaient être construits par ses firmes après le tremblement de terre de 2010.

Par ailleurs, dans un entretien téléphonique accordé à une émission dans un média dominicain, rapporte le journal Listin Diario, le législateur a déclaré mercredi matin que l'accusation prononcée contre lui n'a rien à voir avec la candidature à la présidence du chef du PLD, Leonel Fernandez Reyna, dont il est l’un de ses proches. « Je ne peux pas lier cela à la décision des États-Unis », a déclaré le sénateur de la province de San Juan de la Maguana.

Il a ensuite précisé qu’il n'abandonnera pas la direction du PLD jusqu'à ce qu'il y ait un jugement rendu contre lui pour avoir « prétendument » commis des actes de corruption en Haïti et en République dominicaine. « Jusqu'à ce que je sois condamné, je resterai à la tête du PLD », a-t-il ajouté, clamant son innocence.

Sources combinées

Patrick ST PRE source Le Nouvelliste

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