Clarithromycin tablets, 500 mg : un faux médicament en circulation

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Clarithromycin tablets, 500 mg

« Clarithromycin tablets, 500 mg », présenté dans un flacon en plastique, opaque de couleur blanche contenant 100 comprimés, est un médicament contrefait en circulation sur le marché, a informé la ministre de la Santé publique, le Dr Marie Gréta Roy Clément, dans une note qui vise à alerter la population en général, les professionnels de la santé et les distributeurs de produits pharmaceutique en particulier.

« Ce médicament frauduleusement libellé Clarithromicin tablets, 500, mg peut contenir n’importe quelle molécule dangereuse. Par conséquent, il peut entraîner des symptômes aggraver l’état de santé du consommateur et même provoquer sa mort », a souligné la note, qui attire l’attention sur le faux logo « MYRLAN » estampillé sur la boîte.

A-t-il déjà fait de victimes ? « Oui », a indiqué Romel Cajuste, vice-président de l’Association des pharmaciens d’Haïti (APH), joint par le journal en début de soirée du jeudi 21 mars.

Les premiers cas ont été documentés par un médecin affecté à l’hôpital public de Saint-Marc, l’hôpital Saint-Nicolas. Un groupe de patients qui suivaient un protocole de traitement pour ulcère se sont retrouvés convulsés et hypoglycémiques à la suite de la consommation de Clarithromycin qui est un antiinfectieux (antibiotique) utilisé pour prévenir ou traiter l’infection à base de Complexe Mycobacterium Avium (MAC). Il est aussi utilisé pour traiter d’autres sortes d’infections telles que la pneumonie bactérienne, la toxoplasmose et les ulcères d’estomac / intestinaux causés par un organisme nommé H.pylori.

 « Quand on a vérifié le code du médicament, à savoir Clarithromycin, on a retrouvé qu’il s’agissait plutôt de glyburide et metformin, des antidiabétiques », a expliqué le pharmacien, avançant que d’autres cas sont enregistrés dans d’autres régions du pays.

« Ces gens sont allés à l’hôpital, ils en sont sortis victimes. Point n’est besoin d' attirer votre attention sur ceux qui ne fréquentent pas l’hôpital et s’approvisionnent en médicaments dans les marchés. On n’a pas connaissance de ces cas parce qu’ils meurent tranquillement chez eux », a critiqué le pharmacien.

La note du MSPP ne fait pas le poids compte tenu de l'ampleur du problème, selon le vice-président de l’APH. « C’est trop légère », l’a-t-il qualifiée. «  « J’attendais du MSPP qu’il nous annonce des mesures visant le retrait sur le marché, ce produit, les dispositions pour enrayer ce phénomène », a-t-il martelé.

Dans le communiqué du MSPP daté du 21 mars, le ministère appelle la population à la prudece et interdit la distribution, la vente et la consommation de ce produit sur tout le territoire. Par ailleurs, il l’exhorte à acheter ces médicaments dans les pharmacies autorisées.

Le fournisseur/fabricant et le circuit d'approvisionnement de ce produit n’ont pas encore été identifiés. Cependant, les autorités concernées ont été saisies de la question afin de diligenter une investigation, a affirmé  Jisette Letelier, directrice de la Pharmacie, du Médicament et de la Médecine traditionnelle au MSPP.

Pour donner une réponse proportionnelle à la vente illicite des médicaments, tous les secteurs doivent être impliqués. Les résultats s'inscrivent dans le temps car il faut agir sur deux volets: l'offre et la demande. En ce sens, tout en poursuivant les inspections routinières au niveau des établissements pharmaceutiques de vente et de distribution de médicaments, le MSPP, conjointement avec la douane, le ministère du Commerce et les autorités judiciaires, continue de travailler à la mise en oeuvre de nouvelles stratégies afin de réduire au maximum les biais qui favorisent ce marché.

Edrid St Juste source le nouvelliste

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