Carburant : Ronald G. Décembre évoque les dettes et la possibilité que les compagnies importent leurs produits…

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Ronald Décembre

Le ministre de l’Économie et des Finances, Ronald G. Décembre, en interview avec le journal, le vendredi 11 janvier, a confié que l’État, sur l’année, fera « la restitution au fur et à mesure » de dettes ayant atteint aujourd’hui près de 4 milliards de gourdes aux compagnies pétrolières.

« Quand le carburant est vendu, cela génère des dettes que l’État devra honorer…Nous paierons les compagnies pétrolières parce que le carburant est vendu à un prix qui grève les marges de celles-ci », a indiqué le grand argentier de la République, qui dit chercher une formule pour sortir de cette situation qui asphyxie le Trésor public. L’indisponibilité à temps et en nombre suffisant de dollars pour payer les produits pétroliers génère des frais portuaires et des frais de « demurage » qui sont à la charge de l’État. Cela rend plus cher le prix du produit, a expliqué Ronald G. Décembre.

Interrogé sur les dettes des compagnies pétrolières envers le BMPAD, 80 millions de dollars, selon le directeur de cette institution, Ignace St-Fleur, le ministre de l’Économie et des Finances a souligné que les compagnies pétrolières n’avaient pas de dettes à proprement parler envers l’État. « Ce n’est pas une dette en soi. Le montant en gourdes est là. C’est l’obtention de l’équivalent en dollars qui est le problème», a expliqué Ronald G. Décembre, soulignant que les compagnies doivent payer en dollars. Ce n’est pas une dette. Il y a une nuance, a insisté Ronald Décembre. « Les banques ne mettent pas le dollar à disposition du public », a-t-il poursuivi.

Interrogé aussi sur les appels à ce que le BMPAD ne soit plus l’intermédiaire et que les compagnies utilisent leurs propres lignes de crédit et leurs propres moyens pour rendre disponibles les produits sur le marché, le ministre de l’Économie et des Finances, Ronald G. Décembre, n’a pas écarté cette possibilité. « Je pense que le BMPAD peut toujours être un intermédiaire mais le BMPAD est un régulateur. Il faut qu’il soit là pour réguler le marché, regarder le niveau d’écoulement, de disponibilité du produit, les risques de rareté du produit sur le marché et agir, administrer. Le BMPAD peut être le régulateur. D’un autre point de vue, on peut peut-être laisser une compagnie importer du produit. Cela peut peut-être éviter les raretés », a indiqué le ministre de l’Économie et des Finances qui dit réfléchir sur des solutions pour sortir l’État de cette situation.

Par mois, ce sont près de 100 millions de dollars américains qu’il faut trouver pour importer des produits pétroliers, a expliqué Ronald G. Décembre.

Roberson Alphonse Source Le Nouvelliste

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