Bocchit Edmond prend la défense de la PNH devant le Haut-Commissaire des droits de l’homme de l’ONU

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Le Chancelier Bocchit Edmond

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme s’est dit préoccupé par la situation dans de nombreux pays confrontés ces derniers mois à des manifestations contre les inégalités ou une amélioration des conditions socio-économiques.

Lors de la présentation de son rapport annuel devant le Conseil des droits de l’homme la semaine dernière, Michelle Bachelet a mis sur le banc des accusés les forces de l’ordre des pays comme le Venezuela, le Zimbabwe, la France et Haïti. À Genève, vendredi, le ministre haïtien des Affaires étrangères a pris la défense de la police nationale.

Pour Bocchit Edmond, loin d’exercer de la répression dans les manifestations des récents mouvements de protestations dans le pays, la police nationale a été plutôt la principale victime des actes de violence. « Des policiers ont été tués, deux policiers ont été brûlés vifs. Nous estimons que la police avait agi professionnellement. Il n’y avait pas d'usage excessif de la force comparativement au niveau de violence qu’il y avait à Port-au-Prince », a-t-il dit vendredi au journal après sa rencontre avec le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme à Genève.

Le ministre haïtien des Affaires étrangères dit avoir expliqué à Michelle Bachelet les conditions difficiles dans lesquelles évolue la police nationale. Il a soutenu que malgré le manque de moyens de la police, la PNH agit avec professionnalisme et de façon exemplaire. Bocchit Edmond a regretté le fait que le rapport de madame Bachelet n’avait pas été soumis aux autorités haïtiennes cinq jours avant sa présentation à l’ONU comme le veut le protocole.

Lors de la présentation de son rapport annuel devant le Conseil des droits de l’homme, la cheffe des droits de l’homme de l’ONU a indiqué qu’à Port-au-Prince et dans plusieurs villes haïtiennes, des manifestations avaient éclaté le mois dernier contre la hausse des prix des produits alimentaires et la corruption. « Au moins 41 personnes ont été tuées et 100 blessées », a avancé Michelle Bachelet.  

De 17 octobre 2018 à aujourd’hui, l’opposition politique, branche Secteur dit démocratique et populaire, quant à elle, fait état d’une soixantaine de personnes tuées, 425 blessés et plus de 700 arrestations, donc la plupart ont été déjà libérées.

Selon un communiqué du ministère des Affaires, le ministre Bocchit Edmond a expliqué à Mme Bachelet que la violence venait surtout du camp des manifestants. « La police nationale a fait montre de professionnalisme dans cette situation, sinon le bilan aurait été beaucoup plus lourd, particulièrement au sein de la population civile », indique le communiqué.

Michelle Bachelet, poursuit le communiqué, « regrette qu'il y ait eu cette violence en Haïti et déplore le fait que des policiers ont été brûlés vifs. Elle croit que dans ce genre d'échauffourées, il se peut qu'il y ait une mauvaise utilisation de la force par un ou plusieurs agents de police. Mais à aucun moment de la durée, elle n'a voulu imputer la responsabilité aux autorités politiques haïtiennes comme étant les donneurs d'ordre. »

Robenson Geffrard  source Le Nouvelliste

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