Annulation du contrat de location de maison pour le président du sénat, Joseph Lambert, après les dénonciations de son collègue Ricard Pierre

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Joseph Lambert - President du Senat - Archive

Le contrat de location d’une maison, devant servir de résidence officielle au président du sénat, Joseph Lambert (parti politique Konbit nasyonal / Kona / Sud-Est, allié du Parti haïtien tèt kale (Phtk), a été résilié, suite à une disposition adoptée à l’unanimité, en conférence des présidents des commissions permanentes, le mardi 24 juillet 2018, à la chambre haute.

Un accord a été trouvé avec le concerné, accompagné de son cabinet d’avocats, sur les clauses de résiliation, indique un communiqué du sénat, en date du 25 juillet 2018, dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Cette annulation fait suite aux dénonciations du sénateur du département du Sud-Est, Ricard Pierre (parti politique Pitit Desalin, qui avait accusé le président du sénat (provenant du même département géographique) de louer une maison d’environ huit millions de gourdes l’an (Ndlr : US $ 1.00 = 70.00 gourdes ; 1 euro = 85.00 gourdes ; 1 peso dominicain =1.60 gourde aujourd’hui) aux frais du grand corps.

À son tour, Lambert avait pointé du doigt son collègue Ricard Pierre, qu’il accuse d’avoir détourné une génératrice, achetée au nom du parlement haïtien.

Une opération de restitution à Jacmel (chef-lieu du département du Sud-Est) du groupe électrogène, en possession de Ricard Pierre, a été bloquée, la semaine dernière, par une partie de la population.

Les échanges, en conférence des présidents des commissions permanentes, convoquée à l’extraordinaire, ont également porté sur un ensemble de mesures, proposées par le président du grand corps.

Ces « nouvelles dispositions » institutionnelles viseraient à opérer des coupes substantielles au prochain budget (2018 - 2019) du parlement, dans le cadre d’un régime d’austérité volontairement accepté, parce que conforme à la situation économique et financière du pays, indique le communiqué du sénat.

Après plusieurs mois d’absentéisme, voire de léthargie, l’apparence de reprise de « séances régulières », au sénat de la république, depuis le lundi 16 juillet 2018, serait une tentative de réponse aux émeutes violentes, du vendredi 6 au dimanche 8 juillet 2018, durant lesquelles beaucoup de voix ont exprimé, dans les rues, leur colère : non seulement contre l’augmentation, entre 38 et 51%, des prix des produits pétroliers sur le marché national, mais aussi et surtout contre le mode de gestion publique, comprenant l’utilisation, à des fins non transparentes, des ressources budgétaires, générées par les taxes des femmes et hommes contribuables en Haïti.

Plusieurs voix n’ont pas cessé de dénoncer les largesses ou faveurs ’’indécentes’’, accordées aux parlementaires, aux membres du gouvernement et à d’autres autorités, alors que la majorité des Haïtiennes et Haïtiens vivent dans la crasse. 

Source ALTER PRESSE

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