100 morts pas balle en trois mois, problèmes de disponibilité de sang pour sauver des blessés…

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Pas moins de 100 personnes ont été tuées par balle entre janvier et mars 2019. Rien que pour le mois de février, 57 morts par balle ont été dénombrés, a confié au journal Jocelyn Colas Noël de la Commission justice et paix (CJILAP), vendredi 24 mai 2019.

La majorité des victimes ont été recensées dans la commune de Port-au-Prince, a-t-elle souligné. Les données pour les mois d’avril et de mai sont en cours de traitement, a indiqué Jocelyn Colas Noël dont l’organisation ne collecte pas d’informations sur les blessés par balle.

L’hôpital St-Luc a reçu 40 blessés par balle, a indiqué au journal le docteur Edson Augustin, l’un des responsables de l’hôpital St-Luc, à Tabarre. Le journal a interrogé une source proche de l’hôpital Bernard Mevs qui a confirmé une augmentation préoccupante du nombre de plaies par balle. Doté de 55 lits, l’ׅhôpital Bernard Mevs est très sollicité, a expliqué cette source.

L’hôpital général reçoit environ 2 plaies par balle par jour. Il y a des jours où il n’y a pas d’admission, a confié au journal la directrice générale de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti, le Dr Jessie Colimon. 

Transfusion sanguine, les problèmes demeurent

La source proche de l’hôpital Bernard Mevs a partagé sa « grande préoccupation » à cause des difficultés à trouver à temps en quantité suffisante du sang pour prendre en charge des urgences chirurgicales liées à des plaies par balle. « Récemment, un jeune homme a été atteint d’une balle au thorax ; il a été opéré. Le vaisseau endommagé a été clambé mais faute de sang, le patient est mort », a expliqué cette source.  Le problème est toujours d’actualité. Nous commençons à désespérer », a indiqué le Dr Edson Augustin de l’hôpital St-Luc. Pour obtenir du sang, les parents sont obligés d’attendre environ 4 jours. Quand ils ont besoin de 3 pochettes de sang, ils n’obtiennent qu’une seule, a indiqué le médecin. « La transfusion sanguine reste problématique », a répondu au journal la directrice de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti, le Dr Jessie Colimon. « Si le groupe sanguin est rare, il faut aussi des donneurs pour une disponibilité immédiate des pochettes de sang », a-t-elle enchainé.

Cette nouvelle poussée d’insécurité ayant provoqué tant de plaies par balle remet sur le tapis les problèmes de transfusion sanguine. Le financement, à moins d’un changement récent, n’est plus au rendez-vous et les donneurs ne se bousculent pas au centre de transfusion sanguine. La disponibilité de sang pour les plaies par balle est en concurrence avec d'autres urgences chirurgicales provoquées par des maladies, des accidents entre autres, a appris le journal.

Source Le Nouvelliste

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