Élections de mi-mandat aux États-Unis : Sans Frontières fait le point

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À quelques jours des élections de mi-mandat aux États-Unis d’Amérique qui se tiendra le 6 novembre 2018, élections communément appelées « Midterm », Sans Frontières a réalisé une édition spéciale sur le déroulement de ce scrutin, émission qui s’est tenue tout de suite après la cérémonie de célébration du premier anniversaire de Sans Frontières où le concepteur de ce show, M. Fernando ESTIMÉ a été honoré.

Dans le cadre de son intervention, Fernando ESTIMÉ s’est empressé de jeter un regard nouveau pour dépassionner le débat et rendre simple et accessible les enjeux de ces élections qui sont de taille, en faisant le point surtout sur la multiplication d’un certain nombre d’évènements ces derniers temps : la mort du journaliste saoudien dans l’enceinte du consulat de son pays à Istanbul (Turquie), la caravane des migrants honduriens, l’affaire des colis piégés et l’attaque antisémite aux États-Unis; des événements qui sont devenus du même coup des enjeux de campagne électorale.

M. ESTIMÉ a d’abord fait, l’inventaire de la configuration de ces élections en rappelant que « chaque État fédéré dispose de son propre congrès, les députés sont élus pour deux (2) ans, mais la tenue de ce scrutin concerne également les 435 sièges au niveau du Congrès Fédéral qui seront en jeux pour les députés », a-t-il martelé. Composé de 100 sénateurs à raison de deux (2) sénateurs par État, il a aussi fait remarquer que ce « Midterm » concerne non seulement « 1/3 du Sénat américain qui doit être renouvelée, mais il y aura également des élections au niveau local, et 36 Gouverneurs sur 50 entre autres, prendront part dans le déroulement de ce scrutin ».

Au cours de son intervention, il a essayé de regarder à la loupe certains face à face qui, selon lui, sont beaucoup plus attendus que d’autres par les suspens qu’ils suscitent dans cette compétition électorale, tout en jetant une vue globale et détaillée sur ce qui forme la quintessence de la tenue de ce scrutin.  C’est le cas de l’État du Texas où Ted Cruz va affronter Berto O’Rourke pour occuper un siège au niveau du Sénat, il y a aussi la course qui aura lieu dans l’État de Floride avec des candidats comme Rick Scott, l’actuel gouverneur dudit État face à Andrew Guillum (maire de Tallahassee, la capitale de la Floride) pour prendre la direction de cet État, en accédant au poste de gouverneur. Fort est de reconnaitre qu’en cas de victoire, il s’agira pour le candidat du parti démocrate d’une victoire historique, car Andrew Gillum serait le troisième Afro-Américain dans l’histoire politique américaine à accéder à un poste de gouverneur et le premier dans l’État de la Floride. M. ESTIMÉ a aussi fait le point sur la course dans l’État de New Jersey qui, selon lui donne des sueurs froides au parti démocrate en raison du discrédit lié à l’affaire de corruption touchant son candidat au sénat, le sénateur Bob Menendez.

En effet, M. ESTIMÉ a évoqué ce qu’on appelle un  « blue wave » qu’avait espéré les démocrates il y a de cela quelques semaines, en raison du fait que le Président américain, Donald Trump était en perte de vitesse sur des sujets importants par rapport à la politique qu’il est en train de mettre en œuvre. Il poursuit pour dire qu’en dépit du fait que le parti Républicain contrôle pratiquement tous les sphères du pouvoir politique aux États-Unis puisqu’il est majoritaire au sénat, au congrès, y compris au niveau des gouverneurs, Donald Trump se donne corps et âme dans ce scrutin, en appelant incessamment les électeurs, notamment les pro-républicains à voter pour tous les candidats issus de son parti. Cet état de fait ne limite pas la possibilité à ce que le parti démocrate rafle dans cette course électorale la majorité du siège au niveau du Congrès Fédéral, selon les propos de Fernando ESTIMÉ.  

Afin d’éviter des embrouilles par rapport aux nombreux dossiers nébuleux qui frappent de plein fouet l’image de l’Oncle Sam à l’international, notamment les dossiers qui sont encore pendant par devant la justice américaine, aux dires de M. ESTIMÉ, Donald Trump entend par ce « Midterm » un référendum lancé contre lui, et ce dernier veut jouer pieds et mains pour que son parti fasse un coup de filet, puisque le moment est décisif à la fois pour gagner davantage la confiance du peuple américain et cette victoire lui facilitera la tâche dans l’application de sa politique pour ne pas perdre la face.

L’accession du juge Brett Kavanaugh à la cour suprême, la plus haute instance judiciaire aux États-Unis et la libération du pasteur américain en Turquie, Andrew Brunson qui était placé en résidence surveillée après 21 mois de détention, peuvent dans une certaine mesure,  selon M. ESTIMÉ, fidéliser et mobiliser l’électorat du parti Républicain avec surtout la multiplication des déplacements de Donald Trump qui, contre vents et marées appellent à soutenir son parti.

Author
Étudiant en philosophie et science politique à l'IERAH/ISERSS Jeune député de Jacmel au parlement jeunesse d'Haïti

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