Funérailles du journaliste Rospide Pétion sur fond de tension

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Port-au-Prince a été le théâtre d’actes de violences, le samedi 6 Juillet. Des actions pour la plupart déroulées en marge des funérailles du journaliste Rospide Pétion assassiné le 10 juin dernier et aussi celles de deux militants tués à Pétion-Ville au cours du même mois.

Finalement personne n’a pas répondu à l’appel pour manifester contre le pouvoir en place, lancé par des structures de challengers et approuvé par la grande majorité des organisations de l'opposition. Toutefois des militants ont fait monter la tension dans les rues de la Capitale lors des funérailles de Rospide Pétion journaliste de la radio sans fin (RSF), chantées, à l’Eglise Sacré-Cœur de Turgeau.

Le juge instructeur Bredy Fabien qui était venu rendre un dernier hommage au présentateur de l’émission de "Ti Bat Bouch" sur RSF, a vécu un mauvais moment après avoir croisé le chemin des militants anti- Jovenel, présents aux funérailles de deux de leurs camarades, chantées dans la chapelle de Turgeau aussi, mais un peu avant celles du journaliste. Le magistrat reproché pour son ordonnance de non lieu en faveur du président de la république suspecté de blanchiment des avoirs dans un rapport produit par l’Unité Central de Renseignement Financier (UCREF).

Le juge instructeur a été agressé et contraint de se réfugier dans la maison funèbre où était exposé les dépouilles de Rospide. Le juge Bredy Fabien a  laissé les lieux sous haute protection des agents de la PNH.

Les militants ont ensuite exposé au milieu de la rue les cercueils de leurs camardes, ont chauffé la chaussée avec des barricades de pneus enflammés. Ils ont aussi incendié une véhicule Toyota garé dans les périmètres de l’église. Une situation face à laquelle les  forces de l’ordre, ont fait usage de gaz lacrymogène et emporté eux-mêmes, l’un des cercueils au cimetière de Port-au-Prince.

Les manifestants ont aussi pris le même chemin que les policiers avec l’autre cercueil laissant sur leur parcours, une multitude de pneus enflammés. A l'entrée du cimetière de Port-au-Prince, des échauffourées ont éclaté entre ceux les petits commerçants qui sont dans les parages du cimetière et les militants voulant créer la panique. Des tirs  d’armes à feu ont résonné au  Portail Léogane à la mi-journée de samedi, deux manifestants ont été blessés par balles.

L’intervention des agents de la PNH, a pu  éviter un bain de sang à l’entrée Sud de Port-au-Prince, en cette journée qui marquait exactement un an du grand soulèvement populaire de juillet 2018.  

Kervens Olivier source HPN

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