Le dialogue comme nécessité pour sortir de ce marasme

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Le mot dialogue devient une constante dans les débats publics, dans les assises à caractère politique ayant pour thème central sur la situation du pays. Du moins en parle-t-on depuis plus de trente ans. Ce mot revient toujours en période de grande crise que nous semblons vivre constamment pendant toute notre existence de peuple. Dans le contexte de la formation du nouveau gouvernement – qui peine encore à être ratifié –, des rencontres autour du dialogue politique ont eu lieu entre les différents acteurs politiques, entre les pouvoirs de l’Etat. Dans la foulée, l’émission Forum a consacré son édition du samedi 11 mai au dialogue. L’accent a été mis sur les entraves, les obstacles à sa réalisation.

Si certains voient dans le dialogue un élément important permettant de trouver une issue à ce que l’on vit comme crise sociétale profonde, d’autres paraissent sceptiques. C’est le cas d’un des invités de Rommel Pierre à Forum. L’avocat et homme politique René Julien pense que « notre société ou notre éducation ne nous prépare pas à la culture du dialogue ». Il en veut pour preuve les différents dialogues au cours de notre récente histoire et qui, malheureusement, n’ont abouti à rien de concret. Ce qu’il faut, selon MeJulien, c’est un dialogue, non entre les individus, mais entre les différents groupes sociaux,  les institutions et les pouvoirs.

Semblant aborder dans le même sens que son interlocuteur, le dirigeant de Unir (Union nationale pour l'intégrité et la réconciliation) Clarens Renois a invoqué le sentiment de méfiance, le comportement de marronnage constituant, selon lui, de véritables obstacles au dialogue. L’ancien journaliste d’AFP s’est dit sidéré face au refus du peuple d’opérer un sursaut contre l’inacceptable.

Contrairement à Me René Julien qui voit en la Constitution de 1987 le résultat d’un dialogue social, le leader de Greh (Grand rassemblement pour l'évolution d'Haïti) estime qu’elle a été exclusive. Car, la loi-mère avait exclu pour une période de trente ans les duvaliéristes et les tonton-macoutes. Implicitement, l’ancien colonel des FAD’H croit être nécessaire que le pays ait un véritable dialogue national en ce que la nation est face à un danger. D’où ce dialogue lui apparait comme étant un devoir.

En effet, ce dialogue s’impose à nous, croit le secrétaire général de la Fusion des sociaux démocrates  vu que, selon lui, il y a l’effondrement de l’Etat et l’échec des élites. Rosemond Pradel souhaite que ce dialogue  – encore possible, selon lui – se fasse entre les élites, toutes les forces vives du pays.   

Car pour reprendre Clarens Renois, le dialogue représente une nécessité du vivre-ensemble, un sentiment de bonheur. Mais comment le réaliser ? Himmler Rébu propose d’aller dans la profondeur du peuple. Le vrai peuple. 

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une passion pour l'écriture
Journaliste de formation et de profession, Chenald Augustin a travaillé pendant sept ans au journal Le Matin où il était rédacteur au service culture. En juin 2010, il est entré au journal Le Nouvelliste, le pus ancien journal d’Haïti, pour le laisser deux ans plus tard....

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