Des pourparlers pour initier un dialogue entre l’opposition et Jovenel Moïse

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Si le président de la République est lui-même incapable d’initier un dialogue avec les signataires de l’accord de Marriott, d’autres acteurs politiques et de la société civile mettent leur poids dans la balance pour tenter de mettre sur la table des négociations Jovenel Moïse et ses principaux opposants. Paul Denis, de l’organisation politique INIFOS, confie au Nouvelliste que les discussions pour arriver à un dialogue entre le chef de l’État et l’opposition avancent. Une autre grande figure de la société civile annonce la formation d’une commission.

Sur un terrain neutre, Jovenel Moïse et ses principaux opposants sur une même table en train de négocier pour trouver une solution à la crise. Ce scénario qui sonne comme de la science-fiction n’est pas encore à l’affiche, mais des acteurs de la classe politique et de la société civile y travaillent. « Je suis impliqué dans une série de discussions avec les cinq signataires de l’accord de Marriott pour trouver un consensus devant conduire à un éventuel dialogue avec le président de la République dans un cadre neutre à partir d’un agenda et en présence de témoins », a fait savoir jeudi au Nouvelliste Paul Denis.

Le coordonnateur de l’organisation politique INIFOS a souligné que la position des cinq signataires de l’accord de Marriott n’est pas la même. Parce que les discussions sont en cours, Paul Denis n’a pas voulu donner plus de détails sur les différentes positions au sein des signataires du document qui exigent la démission du président de la République. Toutefois, il a souligné qu’ils sont « tous pour un dialogue avec le pouvoir ».

Contacté jeudi par Le Nouvelliste, Rosemond Pradel de Mache Kontre, signataire de l’accord de Marriott, a indiqué au journal qu’ils ne se sont pas encore mis d’accord sur quoi que ce soit. Toutefois, il a souligné qu’il y a des discussions en cours.

Une figure influente de la société civile, membre de la Passerelle, a confié au Nouvelliste qu’il y a des difficultés pour former la commission qui devra travailler sur la rencontre entre le chef de l’État et les signataires de l’accord de Marriott. « À chaque avancée pour former cette structure, le président Jovenel Moïse fait une déclaration ou pose une action qui ralentit le processus. Tout est conditionné par son comportement. Mais l’idée est toujours là, on y travaille… », a fait savoir au journal cette source de la société civile sous le couvert de l’anonymat.

Paul Denis a souligné qu’il n’y a pas encore de date pour cette rencontre entre le chef de l’Etat et l’opposition politique. « Il faut qu’on se parle pour trouver un consensus… », a-t-il souligné.

Le président de l’organisation politique PHTK, membre de l’accord de Kinam, continue de plaider pour un accord politique entre tous les acteurs. Liné Balthazar croit savoir qu’un consensus sera trouvé sous peu. Ce consensus, a-t-il précisé au Nouvelliste, « peut être large, moyen ou minimal. » Selon lui, outre les signataires de l’accord de Marriott, les discussions doivent se faire aussi avec d’autres acteurs de l’opposition.

La dernière position en date du président de la République, c’est ce tweet qu’il avait fait le 20 janvier dernier : « Le dialogue interhaïtien reste la seule voie pour une sortie de crise durable. C'est mon vœu le plus cher de faire avancer ce processus avec les secteurs clés du pays en vue d’aboutir à un GVT d’union nationale, capable d'engager les réformes nécessaires pour l’avancement d’Haïti. »

Robenson Geffrard Source le Nouvelliste

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