Pénurie d’eau potable au Plateau central

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Eau Potable

Questionnements par rapport à la coupe effrénée des arbres, à la disparition de nombreuses espèces, à l’augmentation de la chaleur, à la sécheresse, à la diminution des régimes pluvieux…

Une rareté d’eau potable est constatée dans diverses zones du département du Plateau central, depuis quelques temps, observe l’agence en ligne AlterPresse.

« L’eau potable devient de plus en plus un produit de luxe. Celles et ceux, qui n’ont pas d’argent, se trouvent dans l’impossibilité de pouvoir s’approvisionner ».

A Hinche, les robinets ne coulent pas régulièrement, la distribution de l’eau se fait par compte-gouttes.

Les sections communales ne se sont pas, non plus, alimentées en eau potable.

Une habitante à la rue Toussaint Louverture, située à Hinche (principale ville du Plateau central), se plaint de son robinet, qui reste à sec depuis plus de 3 ans, alors que la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (Dinepa) lui envoie des bordereaux mensuels.

A Hinche, Thomonde et Mirebalais, il faut avoir 30.00 gourdes (Ndlr : US $ 1.00 = 96.00 gourdes ; 1 euro = 111.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 2.00 gourdes aujourd’hui) pour se procurer une petite bouteille d’eau potable. Deux petits sachets d’ea u potable coûtent cinq gourdes.

Une bonne partie de la population n’a toujours pas accès à l’eau potable, dans les localités situées dans les sections Juanaria, Marmont, Aguahedionde rive gauche et Aguahedionde rive droite, commune de Hinche, alerte, dans une note de presse, le mouvement Utopia Ayiti, une association locale basée à Hinche.

L’eau ne devrait même pas être vendue, c’est un bien commun. C’est une honte, estime l’association paysanne, soulignant combien l’accès à l’eau potable constitue un droit fondamental, que les décideurs politiques doivent respecter et faire respecter.

Celles et ceux, qui n’ont pas d’argent pour acheter de l’eau traitée dans les boutiques, se dirigent vers les rivières, rapporte le mouvement Utopia Ayiti.

Les principales sources d’approvisionnement sont souvent transformées en dépotoirs, affectant la qualité de l’eau.

Les gens sont contraints d’utiliser l’eau des rivières Guayamouk (Agua mucho), Samana et Hinquitte, sans égard pour leur santé.

« Ici à ’’le Rocher’’, les gens ont du mal à s’approvisionner en eau. Le seul puits, creusé à la main, n’est pas propre, alors que tout le monde l’utilise pour satisfaire ses besoins. Nous n’avons pas d’autre choix », relate une habitante, Christine Jacques.

La situation est exceptionnellement grave et personne ne songe à se pencher sur les problématiques, liées à la coupe effrénée des arbres, à la disparition de nombreuses espèces, à l’augmentation de la chaleur, à la sécheresse, à la diminution des régimes pluvieux… [ro emb rc apr 24/01/2020 15:30]

Ronel Odatte source Alter Presse

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