Un vrai cocktail interculturel pour le lancement de Carifesta XIV

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Performance de la delegation haitienne a Carifexta XIV

Le coup d’envoi de la quatorzième édition du Caribbean festival of arts (Carifesta) a été donné dans l’après-midi du vendredi 16 août 2019. Les rues de Port of Spain ont été témoins d’un vrai brassage interculturel marqué par un défilé des différents peuples de la Caraïbes, suivi d’une spectaculaire cérémonie d’ouverture au Queen’s park Savannah.

On dirait que le temps s’est arrêté. L’espace d’un instant. Pour la délégation haïtienne présente dans le grand parc de la capitale trinidadienne seule la voix du mythique Shoubou compte. Monsieur Tabou Combo fait vibrer les hauts parleurs avec « Lakay ». Cette chanson dont les haïtiens raffolent tant, celle qui nous rappelle la nostalgie d’être loin chez de soi... Pour cette comédie musicale retraçant l’histoire de la Caraïbe et qui présente chacun des pays avec leurs coutumes, leurs danses, entre autres, les organisateurs ne pouvaient choisir autre que ce morceau du Tabou national. Voir les Haïtiens, bicolores en main bondir rapidement de leurs chaises en vociférant les paroles de ce titre avec fierté et enthousiasme, le prouve grandement. Amplement.

Un sentiment d’enthousiasme qui allait perdurer. Quand on invite les représentants de la terre de Dessalines à gravir le podium, comme l’ont fait d’autres nations avant eux. Cette fois, sous les notes de la chanson Dekole, hommes et femmes ont dansé devant la communauté caribéenne, pour ce partage interculturel, ce brassage de mœurs et de traditions vraiment pas comme les autres. Un lancement d’ouverture ayant parfaitement épousé la philosophie de la Carifesta, cette plateforme qui, chaque deux ans, profite pour promouvoir la diversité des cultures de la Caraïbe. 

À cette cérémonie d’ouverture tout a été bien calculé. Du début à la fin, rien n’a été pris au hasard. Le spectacle bien pensé et réalisé avec maestria par des acteurs et des actrices hors pairs. De ces dames tout de blanc vêtues qui sortaient cruches en main derrière l’assistance, du podium plongé dans le noir pour s’allumer sur un homme dans la peau d’un narrateur exposant l’histoire du cosmos et surtout de la Caraïbe, le public est resté émerveillé. Quoique tout s’est déroulé dans la langue de Shakespear, il faut croire que ce show harmonieux, bien ficelé par un incroyable jeu de lumières a transgressé les barrières des langues. Le défilé qui précédait au spectacle dans les rues de Port of Spain, le prouve également. La culture n’a pas de frontières, en effet.

Telle une ambiance de carnaval 

Non ce n’était pas un Mardi Gras. Pourtant, les rues de Port of Spain ce vendredi après-midi ont brillé de mille feux avec des costumes de toutes sortes. On a vu des reines tout comme on a vu des « jambes de bois » et des musiciens typiques des bandes à pied de chez nous. Non ce n’était pas le traditionnel carnaval de Port-au-Prince mais plutôt un défilé de diverses nations dont les côtes sont baignées par une portion de cette mer turquoise, qui unit et rassemble.

Parés de leurs beaux costumes et bien sûr munis du bicolore haïtien, quelques représentants de la délégation haïtienne ont pris évidemment part au défilé de lancement du festival. Un défilé auquel les accompagnateurs haïtiens ont joué pieds et mains pour qu’Haïti y prenne part. Déterminés comme eux seuls, ces derniers ont apparemment bravé « la négligence » du comité organisateur soldée par ce bus qui n’arrivait plus, en parcourant des kilomètres à pied, tandis que tout avait déjà commencé. De peu, le pays de la Citadelle aurait brillé par son absence.

L’effort dans le camp haïtien s’est révélé payant, quand on a vu des étrangers éparpillés ça et là danser sous le rythme de nos tambours, prendre des photos avec nos reines et émerveillés par ces danseurs et danseuses qui assuraient le spectacle peu avant la fin du trajet. Il faut croire que réellement le tambour a cette magie, cette capacité de rassembler tout le monde. Indistinctement.

L’aventure ne vient que commencer pour nos compatriotes à Trinidad and Tobago. Ils ont jusqu’au 25 août pour participer à la réalisation de ce cocktail culturel maculé par la diversité.

Sindy Ducrépin source Ticket Magazine

Animateur (s)

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