Le député Printemp Bélizaire a libéré un officiel emprisonné pour utilisation de sirène

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le député Printemps Bélizaire a critiqué cette intervention policière « jugée arbitraire » à ses yeux. « On ne peut pas- arrêter une autorité de la fonction publique sans motif valide »

La nouvelle n’a pas créé une trop grande émotion. L’assistant du Directeur technique de la Caisse d’Assistance Sociale (CAS), M. Elionord Devalon a été écroué brièvement à la prison civile de Pétion-Ville le vendredi 12 janvier dernier, accusé d’« usage illégal de sirène ».
Monté au créneau, le député Printemps Bélizaire a critiqué cette intervention policière « jugée arbitraire » à ses yeux. « On ne peut pas- arrêter une autorité de la fonction publique sans motif valide », a tempêté l’élu de Fanmi Lavalas à la rédaction de LoopHaïti.  
Dans les faits avancés, le représentant de la 3e circonscription de Port-au-Prince a accusé le comportement des agents de sécurité du secrétaire d’Etat à la Sécurité publique, M. Ronsard St-Cyr.
À en croire les propos de l’Honorable, cette brève incarcération émane de la volonté du secrétaire d’Etat à user « abusivement de son pouvoir » pour pénaliser le comportement d’un autre membre de l’administration publique.
« D’après ce qu’on m’a rapporté, le secrétaire était en train de circuler dans les parages du Commissariat de Pétion-Ville. Coincé dans un embouteillage, il eu recourt à l’avertisseur sonore qu'est la sirène pour se libérer du calvaire. Mais, semble-t-il, et d’après les témoins, le Directeur de la CAS devançait la voiture du secrétaire d’Etat, ce qui a provoqué un excès de colère de la part de ce dernier », explique le député.
Remonté, « M. St-Cyr a fait appel à des agents de la PNH qui s’occupaient de la circulation », afin de « procéder à l’arrestation de M. Elionord Devalon ». Une « action arbitraire », maugrée le député.
Appelé à la rescousse, le député a dû intervenir auprès des autorités concernées pour la libération expresse de cet « innocent » qui « doit continuer à jouir de ses droits civils et politiques » au même titre que quiconque est investi de l'autorité de l’Etat, conclut le député.
Avant de raccrocher, il a adressé des mots de remerciements à son collègue député Joseph Manès Louis qui l’a accompagné tout au long du processus.
Ce n’est pas la première embrouille de cet élu avec l’administration actuelle. Juillet 2017, farouche opposant du clan « Tèt Kale », Printemps Bélizaire affirmait qu’il « avait l’impression que le pays est dirigé par des fous », pour critiquer l’approche du président Jovenel Moise qui n’aurait pas souhaité « professionnaliser la police nationale en lieu et place de l’érection de l’armée d’Haïti ».
Sollicité, le principal concerné, M. Elionord Devalon n’a répondu à aucun appel de la rédaction pour de plus amples informations autour de l’évolution de ce dossier.
Source Loop Haiti - WEBSDER CORNEILLE