Le groupe Zenglen joue sa dernière carte : Réussir ou échouer avec son nouvel album

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Zenglen No Dead End

La vie est régie par des lois qu’on doit respecter pour bien vivre. La loi des contraires touche tout ce qui existe dans la nature. Donc, elle est universelle. Tout a son contraire, par exemple le jour et la nuit, le bien et le mal, la richesse et la pauvreté, le blanc et le noir, le vide et le plein, la vie et la mort, l’homme et la femme, le diable et le Bon Dieu, la réussite et l’échec, etc.

Les ésotéristes ajouteraient à cette liste le macrocosme et le microcosme. Rien ne peut exister sans son contraire. D’ailleurs, c’est l’existence de l’un qui témoigne de celle de l’autre. On opte tous pour la réussite, mais une simple erreur peut nous conduire à l’échec. L’insuccès des deux derniers disques de Zenglen témoigne d’un tel état de fait.

Le groupe Zenglen face à son destin

Chacun est responsable de sa réussite ou de son échec dans la vie. Sans que nous nous en rendions compte, nous vivons tous constamment une situation de « do or die »  -  réussir ou échouer dans la vie (J. R. Noël). C’est la fragilité de l’existence. On doit prendre toutes les mesures et précautions nécessaires pour éviter la seconde possibilité « die -échec ». Cela inclut aussi les musiciens, les groupes musicaux, plus particulièrement le groupe Zenglen. Qu’on ne rende personne responsable de son échec dans la vie. Heureusement, un échec n’est pas la fin, puisqu’on a toujours la possibilité de recommencer en se servant de ses erreurs et même de celles des autres comme expériences vécues, pour mieux entreprendre la prochaine tentative avec plus d’assurance et l’esprit de bien réussir (J.R.Noël).

Voilà pourquoi nous devons être prudents et apprendre à danser au rythme de la vie, en contrôlant chaque pas que nous exécutons jusqu’au « coda » de notre existence, c'est-à-dire jusqu'à la fin de notre vie (J.R Noël). Les erreurs du passé doivent toujours nous servir de guide et d’aide-mémoire. Les responsables du groupe Zenglen et le grand public acclament le nouveau disque de cette formation musicale. On aurait tendance à dire que cette nouvelle production musicale de Zenglen « No Dead End » est acceptée à l’unanimité.

Ce disque est vraiment de très bonne facture, mais il reste à savoir s’il va apporter le succès escompté, sans un plan concret et fiable de promotion et de marketing. L’on se demande comment Zenglen va-t-il s’y prendre financièrement pour satisfaire aux besoins immédiats (promotion et marketing) du groupe? On se rappelle bien que  Brutus avait presque crié faillite au cours de la récente séance d’audition du nouvel album de Zenglen, à Pembroke Pines, en Floride. Il avait demandé l’aide, le support des animateurs de radios, des journalistes culturels et d’autres acteurs de la scène HMI, tout aussi bien du grand public.

Zenglen pourra t-il réussir sans la promotion et le marketing de l’album ?

Il semble que le groupe Zenglen adopte une nouvelle approche de promotion et de marketing après la production de l’album « No Dead End » -  voulant dire pas de cul-de-sac  / d’impasse. Chat échaudé craint l’eau froide, comme l’a formulé l’adage. On apprend que Brutus et des musiciens de Zenglen ont entrepris un voyage en Haïti dans le but de faire une tournée promotionnelle de l’album. Personne ne sait si le nouveau manager  /  investisseur a décaissé l’argent dont Zenglen avait besoin pour assurer la promotion et le marketing de l’album « No Dead End ».   Il faut dire que cet album-studio de Zenglen est le meilleur de tous les disques produits jusqu' aujourd’hui.

Zenglen ne s’écarte pas de la réalité musicale qui a fait de lui ce qu’il est aujourd’hui et qu’il a toujours été.  Il voyage encore à bord du même bateau  - Zenglen anlè  menm bato a, comme le dit son slogan.  Son identité musicale n’a subi aucune modification. Sa section cuivre reste et demeure percutante, avec Nicolena Ferrentino, une saxophoniste au sommet de son art. Ce qui fait sa force musicale, ce sont sa simplicité de style, sa touche experte, sa sensibilité musicale et sa connaissance profonde. Personne n’ignore que Zenglen, malgré tous les atouts qui jouent en sa faveur, a toujours fait face à des difficultés. 

Pendant ses 29 ans d’existence, Zenglen a connu une instabilité qu’aucun groupe musical n’a vécue. On est tous témoins soit de la défection constante de musiciens, soit d’un va-et-vient de musiciens au sein du groupe. Au cours de la session d’audition du nouvel album de Zenglen, le samedi 12 mai, au « Star House Restaurant », Brutus, le maestro du groupe, a su expliquer l’une des causes des défections en cascade des musiciens de Zenglen. Il impute leur départ répété à l’inactivité du groupe musical sur le marché HMI, c'est-à-dire quand Zenglen n’est à l’affiche ni dans les boîtes de nuit, ni aux festivals. Alors que les musiciens doivent répondre à leurs besoins immédiats et à ceux de leurs familles.

En période d’inactivité, Zenglen ne peut pas les assister financièrement. Il est tout à fait logique qu’une telle situation crée une atmosphère de tension et peut même causer l’énervement général et, par voie de conséquence, la fuite forcée des musiciens. Au « Star House Restaurant », Brutus avait fait savoir que Fréro Jean-Baptiste, le chanteur,  a un emploi permanent et stable que Nicolena l’avait aidé à trouver.  Il travaille à temps plein. Il bénéficie des avantages sociaux tels que assurance-santé, assurance-vie, congé annuel, etc,  ce que les groupes musicaux évoluant sur la scène HMI ne peuvent garantir.  Brutus a peut être oublié de dire que lui aussi a un emploi. Quand on a des responsabilités envers la famille et que la musique n’offre aucun avantage, il faut trouver un moyen, tant soit peu, pour répondre à ses obligations.

Quel espoir pour  le groupe Zenglen?

Le groupe Zenglen a besoin d’un personnel administratif solide et compétent capable de gérer les finances et la bonne marche de ce groupe. Il semble que Brutus, à côté de son rôle de maestro, s’occupe de tout, surtout de l’embauchage de managers, de nouveaux chanteurs et d’autres musiciens. Il a quand même donné crédit à Fréro Jean-Baptiste qui l’a aidé en ce sens. Ce n’est pas le hasard qui justifie la présence de Widler Octavius, chanteur, de Zazou, le nouveau claviériste / keyboardiste et d’EmmyNix, le nouveau chanteur, au sein de Zenglen. Si Brutus a pris en charge toutes les responsabilités, c’est un choix personnel, puisqu’il a à ses côtés, au sein même de Zenglen, des gens compétents capables d’aider au niveau de gestion administrative.

Le public accuse Brutus de tous les maux qui empêchent Zenglen de respirer l’air d’un renouveau administratif. Il y a des gens qui lui suggèrent même de laisser la scène pour seulement s’occuper de l’administration du groupe. Même si on lui offre un cachet considérable et tout l’or du Pérou, il ne le fera pas. On dirait que « mayi l nan solèy, l ap veye lapli », pensant,  peut-être,  qu’un coup d’État est encore possible. L’on se demande même si Brutus ne souffre pas d’un traumatisme depuis qu’il a été victime d’un coup d’État en pleine soirée, où il a été  publiquement chassé de Zenglen, au vu et au su de tout le monde.  C’est ce qui avait forcé les musiciens putschistes à créer le groupe « Zenglen Plus » sans lui. Il semble qu’il ne fasse confiance à personne depuis cet incident. Il ne met pas en application les conseils qu’on lui donne, bien qu’il les qualifie toujours d’excellents ou d’idées géniales.  

On souhaite que Gérald Firmin « Kaliko »,  san lanvè san landwat, de « Kaliko Productions » accompagne Zenglen et le conduit à bon port, là où le succès l’attend. Bien que le nouveau manager, Eugène Talabert, soit « in training », au stade d’apprentissage, il pourra continuer à répondre et à satisfaire aux besoins immédiats de Zenglen. Avec le temps, il finira par bien comprendre les trucs du métier que Brutus va lui apprendre. Fréro répète toujours que Zenglen navigue à bord du même bateau  -  Zenglen anlè menm bato a,  un bateau qui peut faire naufrage si la boussole ne l’oriente pas dans la bonne direction. On comprend bien la situation, et cela encore mieux quand Brutus avait publiquement annoncé que  U S 50 000 $ ont été dépensés pour produire le nouvel album et que Zenglen se trouve  maintenant sans argent. En politique, on aurait dit: Les caisses de l’État son vides. La caisse de Zenglen est vide.  Pourtant, Zenglen is open for business  –  ouvert aux affaires.

Les animateurs de radios et journalistes culturels se plaignent du fait que Zenglen a épuisé un cachet de US 50 000$ sans penser à un budget pour la promotion et aujourd’hui, disent ils, Brutus demande le support des membres du monde du divertissement,  de l’« Entertainment ».  Ne voulant pas jouer le jeu du cœur, ils déclarent tous que la promotion est payante, et que Zenglen doit payer pour promouvoir  l’album. Mais, l’on se pose la question: Zenglen a-t-il un budget destiné à cet effet?  On espère que  cette fois les responsables de Zenglen veuillent éviter le gaspillage de cet album par manque de promotion. On souhaite bonne chance au Zenglen et rappelle aux membres de l’équipage de continuer à bord du même bateau et de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher que le navire ne fasse naufrage, afin d’éviter que ce nouveau CD ne se noie aussi dans l’océan de l’oubli (J.R Noël).  

Animateur (s)

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