Festigraffiti : L’art urbain pour déterritorialiser l’imaginaire

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Du 10 au 20 septembre 2019, l’Association pour la Promotion des Arts Urbains et de l’Art Contemporain (CPAUAC), lance la 4eme édition de Festigraffiti. Entre graffiti, danse urbaine, rap, freestyle, disc jockey et tables rondes, les festivaliers sont invités dans la rue et les places publiques pour assister aux différentes activités prévues. Cette festivité mettant à l’honneur les arts de la rue, s’articule cette année autour du thème : Mobilité contemporaine, déterritorialiser l’imaginaire”. Une vingtaine d’artistes venant d’une dizaine de pays feront de certains murs de la capitale des médiums devant porter leur art. USA, Angleterre, France, Chili, Brésil, Mexique, Belgique, Madagascar, Canada, Argentine et Haïti, ces bouts du monde font de Port-au-Prince le lieu de rencontre des imaginaires.

C’est le groupe de danse haïtien “Break Maniac”, qui a lancé les festivités à l’Institut Français en Haïti (IFH), le mercredi 11 septembre. Un jour après la conférence de presse tenue à cette même institution culturelle, partenaire du festival. Les différents représentants des partenaires et ambassades, ont chacun souligné leur immense joie et honneur de participer à la consolidation de cet espace original d’échange culturel. Le coordinateur du festival, Jean Widler Pierresaint a profité de la tribune pour exprimer les difficultés pour les opérateurs haïtiens de mobiliser un événement d’une telle envergure. Les moyens sont maigres, le pays est instable et troubles sont imprévisibles. Le coordinateur a tenu à rappeler que Festigraffiti ne serait possible sans l’aide et la confiance des précieux partenaires.

Le festival des arts urbains de Port-au-Prince, se veut une vitrine de la création graphique et visuelle, faisant de la rue un espace d’expression et de proposition de gestion de l’espace public. Les responsables du festival invitent les artistes-participants à réfléchir sur la problématique contemporaine de la migration. Festigraffiti semble poser l’assertion que l’imaginaire ne peut être prise en compte dans les politiques de délimitations territoriales. Ces graffitis qui jadis étaient vus comme subversifs peuvent participer à l’attractivité des villes. Un graffiti peut amplement dissuader le citoyen lambda à empiler ses déchets au coin de la rue. Peut inciter à la paix. Cette oeuvre exposée sur un pan de mur peut tout aussi porter les rêves de développement durable et de meilleures conditions de vie.

Le festival est lancé pour le plaisir du public citadin. La programmation de l’ensemble des activités est disponible sur le site du festival : www.festigraffiti.org. La rue invite à sa grande manifestation culturelle annuelle. Bon festival à tous !

 

Ricardo Nicolas

Journaliste culturel

Animateur (s)

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